Ils étaient une quarantaine de manifestants ariégeois cet après-midi sous la halle aux grains de Foix pour dénoncer l’évacuation des opposants au projet du futur aéroport le matin même en Loire-Atlantique.
En effet, 500 gendarmes environ sont intervenus vendredi sur le site de Notre-Dame des Landes pour procéder à une opération d'expulsion des squatteurs réinstallés sur le site du futur aéroport contesté de Notre-Dame des Landes, près de Nantes.
Après un tractage qui causa quelques bouchons sur les allées de Villote, les manifestants décidaient d’une action symbolique dans la permanence de Frédérique Massat, rue Delcassé à Foix. Tous ensemble, ils se rendaient dans le calme au deuxième étage et rentraient sans rendez-vous dans les locaux.
La députée Frédérique Massat y était déjà en rendez-vous revenant tout juste de Paris et travaillant sur un projet de l’Anem (association nationale des élus de montagne). Elle fut prise à partie par les nombreux manifestants écologistes au sujet de la situation à Notre-Dame des Landes.
Un peu déboussolée par cette intrusion, Frédérique Massat rappelait qu’en tant que députée de l’Ariège, elle n’avait pas sous sa responsabilité ce projet.
«En tant que parlementaire, je n’ai pas à donné mon opinion sur cette situation car il n’y a pas de loi pour la construction d’un aéroport. Je m’occupe du territoire de l’Ariège et croyez-moi il y a déjà du travail, s’est enquis Frédérique Massat face aux manifestants. Je n’ai pas à commenter et j’aurais préféré que vous preniez un rendez-vous»
Devant ce dialogue de sourds, assaillie de questions, la députée coupait court à la conversation et reprenait une activité normale.
Les manifestants, déçus de cet échange, décidaient alors de poursuivre leur manifestation spontanée vers la préfecture où François Calvet, conseiller régional EELV, avait rendez-vous.
Les manifestants demandent un médiateur pour remettre les choses à plat
«Non à l’Ayrault-port», «Valls réprime et saccage le bocage à Notre-Dame des Landes», «Nos vies nous appartiennent contre le capitalisme tissons nos solidarités», des slogans que l’on pouvait lire sur les banderoles transportées par les manifestants ariégeois des allées de Villote jusqu’à la préfecture.
Pour dénoncer cet état de fait et apporter leur soutien, les militants ariégeois d’Europe Ecologie les Verts, le Cac 09 ou l’association Dame de Mirepoix, entre autres, ont souhaité une action forte et médiatique.
«On demande un médiateur pour que tout soit remis à plat. Je suis catastrophée de voir cette violence. On est tous concerné par ce projet qui est coûteux et sans intérêt» développe Michèle Vignes, membre d’EELV.
«La méthode est invraisemblable, on se croirait revenu à d’autres temps mais bon on savait bien que ça allait se jouer cette semaine après la grosse manifestation de samedi» a déclaré Françoise Matricon d’EELV faisant référence à la manifestation de samedi dernier à Notre-Dame des Landes où de nombreux Ariégeois avaient fait le déplacement.
Une situation dénoncée officiellement par François Calvet, conseiller régional EELV de l’Ariège, qui a transmis à Salvador Pérez, préfet du département, une lettre dont voici quelques extraits.
«Je suis consterné par cette triste vision du dialogue avec les citoyens, et cette volonté de privilégier l’affrontement.
La "force du droit" prônée par les défenseurs du projet et au premier rang desquels se trouve le Président de la République fait plus de place à la "force" qu'au droit» a-t-il asséné.
Et l’élu vert de poursuivre: «je demande aux autorités de l’Etat de stopper la violence des évacuations et d’étudier sereinement l'abandon d'un projet hérité des années 60, bien loin de la transition écologique prônée par le Président de la République lui même lors de la conférence environnementale au mois de septembre 2012»
Les manifestants ariégeois se disent prêts à mener d’autres actions afin de faire entendre leur mécontentement en Ariège et sur site à Notre-Dame des Landes.
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