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Université d'été du MEDEF: l'Union Patronale Ariégeoise veut faire entendre sa voix

De gauche à droite: Michel Vigier, secrétaire général de l'UPAP, Josiane Gouze-Fauré, présidente de l'UPAP
© midinews 2014

La valse des ministres n’empêchera pas celui qui reste le premier d’entre eux, Manuel Valls de répondre à l’invitation des chefs d’entreprises lors des prochaines universités du Medef qui débutent ce mercredi.

Et cela tombe bien, car Pierre Gattaz et ses principaux lieutenants ont des messages à lui transmettre. Alors que les indicateurs de croissance sont en panne et que déjà les scénarios sont revus à la baisse pour 2015 faisant état de quasi-stagnation pour l’économie française «il est plus que jamais urgent de rétablir la compétitivité et la croissance» admoneste le président du Medef.

Si le patron des patrons estime que le Pacte de responsabilité «va dan le bon sens» il en appelle à un véritable «déclic de confiance» qui s’appuie sur une action plus large encore: «sur la baisse des dépenses publiques, sur la fiscalité, le coût du travail» adossé à de profondes «réformes structurelles»

Pour Pierre Gattaz dans le contexte de crise actuelle seule cette «action résolue» permettra aux entreprises d’investir, d’innover, d’exporter et d’embaucher, car pour lui «croissance et emploi ne pourront venir que des entreprises». Et ce dernier d’espérer «que la politique économique en faveur des entreprises, dont les premières mesures devraient entrer en application au 1er janvier 2015 sera bien confirmée»
L’UPAP aux avant-postesAux assises du Medef à Paris, Josiane Gouze-Fauré et son Secrétaire Général Michel Vigier vont s’inquiéter avant tout «de ce qu’il (Pierre Gattaz, NDLR) va nous dire pour les entreprises ariégeoises. Nous attendons beaucoup des orientations données pour la rentrée»

Pour la présidente de l’UPAP nul doute: «il faut redonner confiance aux entreprises, parallèlement relancer le contrat d’apprentissage. Avec un leitmotiv comme mot d’ordre: il faut soutenir l’entreprise c’est d’elles que viennent les emplois»

Ayant largement participé à la mise en place et l’information autour du pacte de responsabilité, l’UPAP, attend maintenant fermement que «tous les effets d’annonces sur les baisses de charges et d’exonérations soient confirmés, confortés et même complétés», martèle son secrétaire général.

Si tous deux restent dans l’expectative face aux turpitudes gouvernementales actuelles, ils n’en attendent pas moins «que l’attente des entreprises soit confirmée en ce sens»

«Lever les verrous qui bloquent la création d’emplois dans notre pays passe par redonner la confiance, l’allègement des charges, la création d’un climat plus optimiste», précise Josiane Gouze-Fauré.

Les regards des dirigeants du Medef Ariégeois se tournent aussi vers les ménages et en particulier les classes moyennes «ce sont celles qui paient le plus et sont les plus taxées aujourd’hui. Or ce sont elles qui traditionnellement consomment le plus. Il faut envoyer un signal fort à ces classes moyennes via des exonérations, une baisse de fiscalité pour gagner du pouvoir d’achat et ainsi relancer la consommation», insiste Michel Vigier, approuvant sur ce dernier point les remarques d'Arnaud Montebourg «il a raison» et ayant conduit finalement à la situation qu’on connait.

«Toutes les exonérations de charge ces dernières années n’ont concerné que les bas salaires et les faibles revenus. Il faut envoyer des signes positifs aux gens qui consomment sur de la production française. Or aujourd’hui ils ne consomment pas, ils épargnent, car ils ont peur de l’avenir»

Seule chose sûre à cet instant Arnaud Montebourg ne sera pas du voyage.

Sylvain Sastre | 26/08/2014 - 16:58 | Lu: 14467 fois