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Impôt sur le revenu: l'Ariège compte de moins en moins de foyers imposables

Au centre, Philippe Maizy, Directeur départemental des finances publiques, présente les statistiques ariégeoises
© midinews 2014

Le contribuable ariégeois est avant tout un contribuable français. Il a subi les mêmes contraintes que des millions d’autres à l’heure de déclarer ses ressources 2013, et souffre aujourd’hui des mêmes affres à la réception de son avis d’imposition.

C’est l’un des enseignements à retenir de la présentation, cette semaine, des statistiques ariégeoises livrées par la Direction Départementale des Finances Publiques (DDFiP). En Ariège comme ailleurs, le nombre d’avis d’imposition a baissé (34294 en 2012 pour 33607 en 2014) mais le niveau moyen de l’imposition a lui augmenté (1871 € contre 2261 €).

Sur plus de 86074 contribuables, seuls 35.652 sont imposables (41,42 %, contre 48 % les années précédentes), un chiffre en deçà de la moyenne nationale qui s’établit à 48,5 %. Sur ce chiffre, 219 apparaissent dans la colonne ISF, Impôt sur la fortune.

Si, dans le même temps, on enregistre une baisse le nombre de foyers fiscaux imposables et une hausse du niveau moyen des sommes à percevoir par l’administration, cela s’explique par différents facteurs tels que le plafonnement du quotient familial ou encore l’imposition des majorations pour les retraités et pensionnés.

Augmentation du nombre de demandes de délai de paiement
Sur la base des revenus 2013 des Ariégeois imposables, l’Etat devrait donc encaisser cette année quelque 76 millions d’euros (dont 1,13 millions pour l’ISF), une somme qui prend en compte les 9 millions reversés au titre des crédits d’impôt. Pour la comparaison, Bercy table sur une rentrée de 65 à 71 milliards d’euros au plan national.

Autre constat livré par la DDFiP de l’Ariège, l’augmentation au cours des trois dernières années du nombre de demandes de délai de paiement (+ 10 % par an). Elle précise donc que tout redevable étant en situation de difficultés financières avérées est susceptible de demander l'octroi d'un délai de paiement.

A noter que, par principe, cette disposition fiscale est réservée en priorité aux foyers fiscaux en difficulté pour la première fois. Chaque situation individuelle étant étudiée par les services.

Dernier point : la moyenne des délais accordés s’élève à trois mois, en cas de règlement par prélèvement sur le compte bancaire, assorti d’une remise de la majoration de 10 % si les (nouveaux) délais sont respectés.
Dans tous les cas, il convient de passer à la «caisse» avant le 15 septembre (ou le 20 septembre dans le cas d’un règlement «en ligne»)

04/09/2014 - 18:40 | Lu: 18591 fois