Le mois dernier après un violent orage, un vautour fauve totalement désorienté errait en bordure de route départementale non loin de Moulis dans le Couserans.
Faisant l’attraction de quelques automobilistes qui n’avaient pas hésité à s’arrêter pour le prendre en photo, cette présence insolite commençait à poser des problèmes de sécurité tant pour les véhicules que pour le rapace lui-même.
Par bonheur à ce moment-là, Michel Caubère, fauconnier originaire de Saint-Girons et spécialiste des rapaces, revenait de Moulis.
Il s’est tout de suite arrêté et muni d’une couverture a pu récupérer l’oiseau visiblement affaibli.
Après avoir alerté les autorités administratives (rappelons qu’il s’agit là d’une espèce protégée), il a pu l’installer dans une de ses volières aménagées en attendant le lundi matin pour l’orienter vers le centre de soins pour les oiseaux en détresse du Domaine des Oiseaux de Mazères:
«C’était un jeune de l’année, surpris par l’orage et la pluie, il n’a pas pu remonter vers les hauteur. Affaibli par le manque de nourriture, il n’était pas très en forme» explique Michel.
Mais après un séjour à l’Aouzélou, aux bons soins d’Hélène et de Thomas, le vautour fauve a repris «du poil de la bête»: «nous avons vérifié dès sa réception qu’il n’avait rien de cassé, pas de lésions extérieures, juste de la faiblesse […]
Mais à raison d’un kilo de viande hachée par jour et de quelques poussins, il a vite récupéré» indique Thomas Razat, technicien du Domaine des Oiseaux.
Aussi a-t-il décidé de le relâcher ce mardi, dans la nature. Pas n’importe où, non loin de l’endroit où il a été recueilli pour retrouver ses comparses ou tout au moins ses habitudes: «il peut très bien venir d’Espagne», précise Michel.
Lourds et massifs, ces oiseaux planeurs utilisent les courants ascendants thermiques, ils peuvent parcourir des centaines de kilomètres à la recherche de nourriture.
Celui-ci est un jeune spécimen, il pèse moins de dix kilos mais une fois les ailes dépliées, ils peuvent mesurer plus de deux mètres cinquante d’envergure.
Transporté dans une caisse en bois aménagée pour le transport des cigognes du Domaine des Oiseaux, c’est sur le massif du Sourroque (connu par les amateurs de parapente), au-dessus de Moulis que les techniciens ont décidé d’accompagner le rapace vers la liberté.
Une fois sorti de sa boîte, pas du tout effrayé par le public des parapentistes qui se sont entre temps attroupés, l’oiseau a pris le temps de se lisser les plumes, de prendre possession du paysage avant de prendre son envol.
Après plusieurs boucles au-dessus du Sourroque il a ensuite disparu vers de nouveaux horizons.
L’Aousélou
Centre de soins pour les oiseaux en détresse
Domaine des Oiseaux de Mazères
05 61 69 12 97
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