La maîtrise des économies d’énergie est une priorité de tous pour lutter contre l’augmentation des dépenses liées à l’énergie et prévenir les pollutions climatiques (en particulier celles liées au gaz à effet de serre).
C’est en tous les cas ce que préconisaient les directives nationales de juillet 2005 sur la politique énergétique.
Les Certificats d’Economies d’Energie (CEE) étant dans ce cadre, l’un des instruments mis en place pour atteindre et faire respecter ses objectifs.
Ambitions confirmées ensuite par la loi dite Grenelle 2 de juillet 2010.
Si depuis, avec ce qu’il est convenu d’appeler la crise ces belles intentions se sont restreintes, restent les initiatives prises au niveau local.
Acteur économique local, bien connu du bassin saint-gironnais, la société DEFA, déjà partenaire pilote du Syndicat de Pays Couserans pour le développement du Gaz naturel (une expérimentation nationale est en cours), emmenée par Denis Farge, martèle aussi ces principes dont le premier d’entre eux reste la sensibilisation des citoyens.
Un accompagnement vers la naissance de consomm’acteurs.
Ainsi, fidèle à une devise constamment ré-affirmée «ma maison, mon chauffage, ma voiture, ma planète», DEFA a surfé tout au long de ce mois d’avril (au cœur duquel se situait la semaine du développement durable), pour mener sa propre campagne.
Opération commerciale, certes. Mais après tout quel mal y a-t-il à informer les personnes concernées de dispositifs (tels que la prime à la casse sur les chaudières, afin de bénéficier de remises en cas de rachat d’une chaudière plus respectueuse de l’environnement) tant que ces aides existent? Car personnes aujourd’hui ne peut savoir quel sort leur sera réservé.
Des primes qui varient selon que l’on opte pour une chaudière condensation ou une chaudière basse température.
Une incitation à faire des travaux performants d’économie d’énergie ou permettant l’utilisation d’énergie renouvelable qui prend souvent la forme d’une aide à l’investissement, cumulable avec le crédit d’impôt.
Surtout au-delà de ces aides, (même considérées comme des effets d’aubaines, pour relancer un secteur moribond aux belles intentions qui le sont tout autant), c’est l’occasion de sensibiliser le grand public sur l’impact des gestes quotidiens mis au bout à bout sur la planète. Et plus particulièrement le jeune public.
Ainsi, parents et enfants, dont en particulier ceux du CLAE de Castillon-en-Couserans, ont eu droit à une information de vulgarisation sur la thématique de la maîtrise de l’énergie et de la pollution climatique.
Quizz, concours de dessin ont permis à chacun d’appréhender, sur une note plutôt humoristique, des sujets complexes comme les CEE et autres grands principes de la politique énergétique.
Ou bien encore les économies d’énergie dans le secteur des transports à l’instar de la charte CO2 proposée par l’ADEME et le Groupement des Transporteurs, charte à laquelle DEFA va adhérer pour réduire son impact carbone (et ses coûts).
Cette charte s’appuie sur 4 axes d’amélioration: les véhicules, le carburant, la conduite, l’organisation.
À en juger par tous les «Prout, Prout» qui ornaient les dessins des enfants il semble que le message soit bien passé et qu’avec ce vocabulaire très imagé, les enfants ont mesuré et assimilé la notion de biogaz carburant et le parcours détonant qu’il effectue «de la vache au camion!»
Au delà de l’anecdote plutôt comique, pour Denis Farges «cette opération se veut symbolique, des efforts réalisés par sa société pour informer le public, y compris les jeunes» et «faire passer cette philosophie.
Nous sommes tous concernés et peu de gens encore sont suffisamment informés»
Ancrer localement des considérations environnementales porteuses de projets de développement durable commence aussi par la sensibilisation des plus jeunes.
Aussi une affaire de compétences dans de nouveaux métiers, plus verts, porteuses d’espoirs pour l’avenir.
Ainsi, avec l’aide des autorités locales, et «même si Denis Farges déplore que les logiques des collectivités territoriales ne soient pas toujours au même rythme que celles du privé», il caresse le projet dont une étude est en cours de développer à grande échelle le procédé de méthanisation.
«C’est un véritable projet agricole territorial», dans la mesure où dans le cadre d’une «gestion optimisée des gisements méthanisables (et donc transformables en énergie), différentes compétences et ressources sur un même territoire peuvent être mobilisées, du monde agricole (éleveurs et producteurs) aux industries agro-alimentaire, jusqu’à la restauration collective»
Du grand public de consomm’acteurs, en passant par la sensibilisation des plus jeunes, jusqu’à un projet de territoire associant partenaires privés et publics, dans un vaste projet environnemental liés aux énergies renouvelables, la boucle est bouclée. Enfin presque…
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