Association Nationale des Chasseurs de Montagne: l'ariégeois Jean-Luc Fernandez veut faire entendre sa voix au-delà du politiquement correct

Personnage haut en couleur qui n’a pas sa langue dans la poche, le président de la fédération des chasseurs de l’Ariège vient de se faire élire à la tête de l’association nationale des chasseurs de montagne (l’ANCM), une association indépendante regroupant trente fédérations et une soixantaine d’adhérents individuels représentants tous les massifs où l’on chasse du gibier (Alpes du Sud, Jura, Vosges, Massif Central Pyrénées et Corse).
Lors de sa dernière assemblée générale, le 4 juillet à Châteauneuf, l’ordre du jour prévoyait notamment la succession du président Gérard Mathieu, président de la fédération des Vosges. Seul candidat, le président Fernandez de la fédération de l’Ariège qui après une campagne interne est arrivé à un rapide consensus.
Il a assuré à l’assemblée sa totale mobilisation et parmi les dossiers à traiter, un important travail de réactualisation des statuts de l’association et bien évidemment le suivi des problématiques spécifiques à la chasse en montagne: bouquetins, galliformes et gestion des ongulés de montagne, suivi sanitaire en relation la FNC, sans oublier les grands prédateurs: les ours et surtout toutes les interrogations restées sans réponse depuis l’arrivée du loup.
Avec cette nomination Jean-Luc Fernandez rentre dans les arcanes du pourvoir, un pouvoir qui selon lui a tendance, effet de mode ou pas, à verdir terriblement. Il sera donc présent au conseil d’administration de l’ONCFS, au Conseil national de la chasse et de la faune sauvage ou au Conseil national de la montagne.
Le truculent président ariégeois ne rentre peut être pas par la grande porte, mais il arrive par la fenêtre et entend bien faire entendre la voix des chasseurs allant même au-delà du politiquement correct et être force de proposition: «ce poste convient très bien à quelqu’un d’aussi indiscipliné que moi…
J’espère faire entendre ma voix partout sur des sujets d’actualité même si ces sujets dérangent, notamment le plan média loup où tout n’est pas bon à dire, semble-t-il».
En attendant de rentrer dans le vif su sujet, la fédération de l’Ariège avec l’aide des fédérations des départements des Pyrénées Orientales, de l’Hérault, du Tarn et de la Haute-Garonne a attaqué l’arrêté préfectoral de gestion de la chasse du sanglier dans l’Aude.
En effet le département de l’Aude voulait faire payer le timbre grand gibier aux chasseurs des départements limitrophes qui s’en acquittent déjà auprès de leurs fédérations respectives. C’était selon Jean-Luc Fernandez, une manière de pénaliser les chasseurs de sangliers.
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