Transhumance: Bélesta, une étape entre l'Aude et les Pyrénées Orientales pour près d'une centaine de chevaux en transhumance

De mémoire de «Cabos» c’est la première fois que l’on a vu autant de chevaux sur la petite commune du Pays d’Olmes.
Première édition d’une transhumance originale qui a permis mardi aux pensionnaires du Gaec Equi-Libre de Porta (66) encadrés par une vingtaine de cavaliers expérimentés de franchir les frontières administratives.
En effet les animaux en hivernage à Saint Gaudéric dans l’Aude devaient rejoindre leur estive à Porta en faisant une halte à Bélesta. Ils ont fait la veille escale pour la nuit à Puivert avant de repartir vers Comus car au total il leur faudra cinq jours pour atteindre les verts pâturages des plateaux de Cerdagne.
Mais ayant besoin d'un point de chute pour faire reposer les bêtes (et faire restaurer les cavaliers), c’est tout naturellement que Bernard Bros, agriculteur à Bélesta leur a prêté une parcelle. «C’est une manière de renouer avec la tradition.
À présent on ne voit plus d’animaux transhumer par la route, il y a trop de contraintes administratives, tout se fait avec des bétaillères. Moi-même autrefois je montais mes vaches à Fougax par la route, c’est devenu aujourd’hui impossible et c’est dommage.
Cet agriculteur passait les autres années par el Plateau de Sault, il m’a demandé s’il pouvait faire étape à Bélesta pour faire reposer les chevaux. C’est avec plaisir que j’ai accepté. Au cours du déjeuner que nous avons partagé, nous avons échangé sur notre métier. C’est un Gaec, ils sont donc agriculteurs mais élèvent des chevaux pour la reproduction et les loisirs en proposant des randonnées équestres…»
Preuve que la solidarité entre éleveurs existe encore dans un monde de plus en plus individualiste.
Il s’agissait de la 20e transhumance pour le Gaec de Porta qui malgré des conditions météo particulièrement difficiles va mener à travers les chemins agricoles, les pistes forestières et les portions de routes départementales cet impressionnant troupeau jusqu’à Comus, Espousouille, Bolquière, Dorés et enfin Porta.
De son côté l’éleveur bovin de Bélesta a pris attache avec le comité des fêtes du village pour organiser une petite fête lors de la prochaine transhumance.
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