L’ANATAP (Association pour le Nouvel aéroport Toulouse Ariège-Pyrénées) milite depuis 2005 en faveur de la création d’un aéroport en Basse-Ariège.
Un projet basé sur une hypothèse: l’aéroport de Toulouse-Blagnac sera saturé dans quelques années. Il en faudra donc un nouveau pour le remplacer.
Ajoutez à cela l’argument de l’emploi, brandi par les défenseurs du projet.
A l’heure actuelle, l’association comptait sur le SCOT (Schéma de cohérence Territoriale, en préparation pour 2014) pour pouvoir avoir une maîtrise foncière en basse-Ariège.
Rappelons que le SCOT est un document commun qui doit donner les grandes orientations de développement et d’aménagement («durable») du territoire.
L’ANATAP a donc proposé d’y inscrire un gel des terres agricoles dans le triangle Pamiers-Saverdun-Mazères. 2000 hectares sont concernés.
Mais cette idée n’est pas du goût des élus appaméens, tant de l’opposition que de la majorité.
Lors du dernier conseil municipal, le leader de l’opposition Michel Teychenné a interpellé le maire sur ce sujet.
Il a demandé au conseil municipal de se positionner contre ces réserves foncières, en remettant en cause le sérieux de ce projet d’aéroport.
A commencer par l’idée même d’une saturation de l’aéroport de Blagnac. Dans une lettre ouverte à Henri Martre (président de l’ANATAP), il insiste sur les chiffres.
Une étude prévisionnelle du trafic faite par la société des Aéroports de Paris annonçait «pour 2014 environ 12 millions de passagers, et la saturation théorique de l'aéroport de Blagnac en 2025 avec 15 millions de passagers»
Or, «Blagnac, en 2011, c'est presque 7 millions de passagers, dont 3,1 millions sur la ligne Paris-Toulouse, ligne scandaleusement rentable pour la grande compagnie aérienne qui l'exploite en l'absence de concurrence du TGV»
Sur ce dossier, à Pamiers, majorité et opposition sont sur la même longueur d’onde.
André Trigano (maire de Pamiers, président de la communauté de communes de Pamiers) juge cette idée d’aéroport «farfelue»
En conseil municipal, il a ajouté, «si on gèle ces terres, on ne pourra plus rien faire.
Au prochain conseil municipal au mois de mars, je propose que l’on inscrive cet objet et que nous votions sur ce sujet. Je ne peux pas vous dire mieux !» a répondu le maire André Trigano.
Dans la foulée, la communauté de communes du pays de Pamiers s’est aussi prononcée contre.
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