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Les dessous de l'histoire du Mas Vieux à Cailloup
31/03/2011 | 21:15
© MidiNews (archives)
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L’histoire de Pamiers est liée à celle de son saint patron, Antonin, décapité en 506 par les wisigoths.

Un sanctuaire, certainement antérieur à 951, est élevé pour abriter les reliques du martyr.

Il est remplacé peu à peu par une abbaye construite sur l'autre rive (sur le site de Cailloup) qui prend le vocable de Saint-Antonin en 987.

Mais d’après les historiens locaux, il s’agirait là d’un montage «politico religieux» permettant aux puissants chanoines de l’abbaye Saint-Antonin de Frédelas d’assoir leur pouvoir face à l’hégémonie d’un comte de Foix qui convoite leurs biens.

Une manière détournée de dire à travers cette légende: «on était là avant vous»

En 1111, le comte Roger II de Foix finit par reconnaitre la propriété pleine et entière à titre viager de la ville à Isarn, l'abbé de Saint-Antonin.

Chaque année, il lui verse une reconnaissance en nature et argent pour disposer du château: le castrum Appamie (anciennement sur la butte de Castella, aujourd’hui rasé).

Le comte l'aurait nommé ainsi en souvenir de ses faits d'armes pendant la première croisade, du nom de la ville syrienne, Apamée.

Pour en revenir au «Mas Vieux», cette église primitive, reste une église paroissiale et sert de lieu de culte  pendant presque deux siècles.

Détruite pendant les Guerres de Religion, le bâtiment est reconstruit à minima fin XVII-début XVIIIe.

Elle sera ensuite vendue comme bien national à la Révolution et fera office d’exploitation agricole avant que la municipalité de Pamiers ne la rachète en 1991.

Dès 1992, un groupe de jeunes lycéens, des passionnés d’histoire, constituent une association «Cailloup Saint-Antonin» et entreprennent le nettoyage du site.

L’association existe toujours et participe à l’animation du Mas Vieux sur le site de Cailloup.

Depuis le Xe siècle, les puissants chanoines de l’abbaye Saint-Antonin de Frédelas règnent sur la ville.

Ils ont cependant régulièrement maille à découdre avec l’hégémonie du comte de Foix qui convoite leurs biens.

Si bien que le clergé pour contrecarrer ses projets s’invente un saint martyr local pour assoir leur pouvoir.

Au VIe siècle, les restes de Saint-Antonin auraient été enfouis sur le site de Cailloup, une colline en pleine campagne.

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auteur: Laurence Cabrol | publié le: 31/03/2011 | 21:15 | Lu: 9088 fois