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Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: Les conséquences de la crise mondiale
26/04/2011 | 20:09

L’usine de Pamiers subira de plein fouet évidemment la crise de 1929.

Les conséquences seront lourdes pour les années qui suivront, jusqu’en 1934.

Pourtant en 1929 la production française de fonte et d’acier atteint des chiffres record avec 10 300 000 tonnes et 9 711 000 tonnes.

La France se situe en 1930 aux deuxième et troisième rangs mondiaux, devançant l’Allemagne pour les fontes et la Grande Bretagne pour l’acier.

L’effectif de l’usine de Pamiers passera de 1233 à 796 employés, et 778 en 1931-1932.

Les laminoirs resteront inactifs, la tuberie sera fermée.

Les anciennes fabrications telles que les essieux de charrette, la taillanderie seront abandonnées.

Les commandes seront rares.

Toutefois, le maire de la ville réussira à obtenir une commande pour l’usine de 10 000 bombes et 28 000 projectiles.

Pour faire face au chômage et à la pénurie de travail, la ville créera une caisse de secours afin de venir en aide aux ouvriers et mettra en place des chantiers un peu partout en ville.

Une aubaine pour les employés de l’usine et pour l’aménagement de la cité qui en a bien besoin.

Ainsi les routes qui ne sont pas encore empierrées le seront avec la carrière de pierre située près du cimetière St Jean du côté de la route de Villeneuve.

Le lavoir de Loumet sera enfin bâti ainsi que le groupe scolaire Henri Cazalé, le nouvel abattoir avenue du Jeu du Mail, le cimetière St Jean sera agrandi, le Chemin de Pic à Villeneuve du Paréage sera aménagé, le boulevard Alsace Lorraine amélioré, la rue Gabriel Fauré aménagée, le rescindement de l’angle de l’immeuble Mistou (angle rue Major-rue de la République) sera effectué, l’aménagement de la terminaison du raccordement du pont de Loumet au parc et celle du pont de Recouvrance, la poursuite des travaux d’adduction d’eau et d’électrification dans les campagnes, l’agrandissement de la Place de la République, des Vékissses, des Jacobins et des Carmes et le Boulevard de Loumet qui sera inauguré en juillet 1934.

C’est aussi à cette période que seront rasés les restes de l’ancien couvent des Ursulines, connu par les appaméens sous le nom de «Cour des Miracles», aujourd’hui Place Ste Ursule.

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auteur: PR | publié le: 26/04/2011 | 20:09 | Lu: 6724 fois