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Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: les plaques de rues
27/04/2011 | 21:14

Au Moyen Âge, la rue était baptisée en fonction des métiers exercés: rue des Poissonniers, rue des boulangers, rue du forgeron, ou encore de la situation géographique: route de Toulouse, route de Foix, ou encore en fonction de la proximité d'un bâtiment religieux ou institutionnel: rue de l'Eglise, rue de la Mairie...

En même temps, peu de personnes savaient lire, les noms de rues se disaient simplement mais ne s’écrivait pas encore sur les murs.

Au fur et à mesure que la ville s’agrandissait, cela devenait compliqué.

Il fallait se repérer et connaître surtout les habitants presque un par un pour savoir où ils demeuraient lorsqu’ils recevaient du courrier.

Il faut dire aussi que les boîtes à lettre ne débordaient pas de publicités, et encore moins de factures...

Il aura fallu attendre quelques décennies, pour ne pas dire quelques siècles avant que les noms ne soient apposés à l’entrée des rues ainsi que la numérotation des maisons dans les communes françaises.

Les premières inscriptions de rues à Paris remontent à 1728...

A Pamiers, il faudra patienter un certain nombre d’années avant que cela ne soit fait, et après plusieurs réclamations des habitants.

Le 9 août 1885, le conseil votera une somme de 3 600 francs pour l’achat et la pose à l’adjudication de plaques de rues et numéros de maison.

Décision qui ne sera pas suivie d’effet.

Le 30 novembre 1901, Casimir Abescat demandera à faire partie de la commission des travaux pour présenter un projet concernant l’installation de plaques indicatrices des noms de rues de la ville.

Celui-ci sera adopté et tardera à être finalisé...

En décembre 1907, le maire soumettra à l’approbation du Conseil municipal le projet relatif à la pose en ville de plaques indicatives des rues et numérotage des maisons.

«Le dit projet qui constitue un moyen d’ordre et en même temps de police, sera aussi un avantage pour tous les habitants qui ont à maintes reprises demandé son exécution»

Le montant total de la dépense s’élevait comme suit d’après les devis dressés par l’architecte de la ville: plaques indicatives au nom des rues: 1500 francs, numéros des maisons: 2 400 francs.

Le conseil approuva la somme de 3 900 francs.

En décembre 1911, le Maire soumit à nouveau à l’approbation du conseil le projet relatif à la pose en ville des plaques indicatives des rues: devis 1500 F + imprévus 70,25 F

En novembre 1918, le Maire communiqua au conseil la lettre de Monsieur le Directeur des Postes et Télégraphes par laquelle il faisait connaître que «par suite du manque de plaques indicatrices des rues et numérotage des maisons, les distributions des lettres aux habitants deviennent très difficiles surtout pour les facteurs intérimaires chargés de ce service.

Tout en signalant cette situation, il prie le conseil de vouloir bien prendre toutes les mesures pour dénommer les différentes avenues, allées et rues et numéroter les villas et maisons
»

Le conseil prit la demande en considération encore une fois...

Les plaques de rues furent finalement posées... au bout de quelques années.

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auteur: PR | publié le: 27/04/2011 | 21:14 | Lu: 7489 fois