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Les «Barbares de la Gaule du Sud» ont fait un tabac
20/05/2011 | 21:04
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Il y a longtemps que l’archéologie et les mérovingiens n’avaient pas suscité autant d’intérêt!

Louis Marette, maire de Mazères vient d’inaugurer officiellement le Centre d’interprétation de l’époque mérovingienne, point final de la restauration de l’hôtel d’Ardouin et de travaux entamés en 2001 qui ont permis notamment d’aménager le jardin, de stabiliser la falaise sur l’Hers et de restaurer l’intérieur de cette bâtisse du XVIe classée «Monuments Historiques»

Ce musée s’inscrit donc dans cette logique patrimoniale.

Il permet également au terme de plusieurs campagnes de fouilles sur la nécropole mérovingienne de Bénazet (commune de Mazères) de présenter le mobilier exceptionnel mis au jour par l’archéologue Jean Paul Cazes (CCS Patrimoine) et ses équipes.

Cet équipement culturel de haut niveau aura coûté plus d’1,7M€, financés à 38,6% par la commune et à 61,4% par les partenaires institutionnels.

Des partenaires présents lors de cette inauguration, venus assister à ce moment chargé d’émotion pour Louis Marette, et André Trigano qui a impulsé le début de ces travaux alors qu’il était encore maire de Mazères.

A leurs côtés Augustin Bonrepaux, président du Conseil général, Philippe Calléja, conseiller régional, Jacques Billant, préfet de l’Ariège et Charles Schaettle, conseiller Musées à la Drac.

C’est Aurélien Vigouroux, de la société Anagram Audiovisuel en charge de la muséographie qui a conduit la visite, expliquant la démarche et les partis pris de cet ambitieux projet dans lequel le visiteur devient acteur, initié à l’archéologie et à toutes ses sciences transversales: restauration des objets en laboratoire, anthropologie...

Après le monde des morts, l’étage inférieur est consacré aux vivants et aux découvertes archéologiques du site.

L’architecte Jacques Liberman à qui on doit l’aménagement du complexe funéraire de Lestrade de Pamiers a conduit cette restauration harmonieuse: «Avec le patrimoine, on ne triche pas.

On n’est jamais à l’abri des surprises, ici nous avons trouvé derrière un faux plafond une poutre du XVIe siècle.

Et lors d’une réunion de chantier derrière un mur nous avons eu le bonheur de mettre au jour une très belle cheminée de la même époque
»

Ce musée très didactique est ouvert gratuitement au public jusqu’à la fin du week-end dans le cadre des journées de l’Archéologie.

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auteur: Laurence Cabrol | publié le: 20/05/2011 | 21:04 | Lu: 8376 fois