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Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: les grèves de 36 à l'usine
31/05/2011 | 21:23

Durant les premiers mois de 1936, toute la France est en grève.

C’est l’avènement du Front Populaire.

L’usine de Pamiers cessera de fonctionner pendant plus d’un mois.

Tous les ouvriers et travailleurs de l’Ariège se rassembleront au cours d’une journée sur L’esplanade de Milliane.

De mémoire d'anciens, ce rassemblement est impressionnant par le nombre d’ouvriers réunis sur le site.

Ils arrivent tous à pied, à cheval, en charrette de toutes les villes du département.

La soupe populaire va être servie dans l’ancien corps de garde de la place du collège durant cette période.

Une délégation du comité d’entreprise achète un camion et se rend dans les métairies chercher de la nourriture.

De la viande, des légumes, des fruits. Les bénévoles se chargent de préparer la soupe. Elle est servie à tous les ouvriers.

Ces grèves nationales vont déboucher sur les accords de Matignon conclus entre la CGT et le Patronat Français le 7 juin 1936: la reconnaissance du droit syndical, les premiers congés payés, les 40 heures, les conventions collectives, et une augmentation substantielle des salaires.

Après les grèves, les activités reprendront dans les ateliers de l'usine appaméenne.

Son appartenance à la Société Commentry Fourchambault Decazeville, dont fait partie aussi l'usine d'Imphy, va permettre aux fabrications des aciéries de Pamiers de profiter largement de l’expérience depuis longtemps acquise par les aciéries d’Imphy.

Elle va orienter progressivement sa production vers des produits de plus en plus nombreux et variés en aciers fins au carbone et aciers alliés de construction mécanique et électrique: l’aéronautique, l’armement, l’automobile, et l’industrie pétrolifère.

Après une année difficile, les journées s'écoulent à nouveau paisiblement, rythmées par le va et vient des ouvriers de l'usine qui cheminent en empruntant le pont des Carmes.

La plupart d'entre eux habitent au Pont Neuf. Les autres remontent la rue des Carmes, traversent la Place de la République, s'engouffrent rue Major, aujourd'hui rue Gabriel Péri, ou encore la rue Sainte Hélène...

Certains s’arrêtent faire quelques courses dans les petits commerces, ou encore prendre un petit verre avec les copains dans les petits estaminets.

La vie retrouve son cours normal. Juste pour quelques années...

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auteur: PR | publié le: 31/05/2011 | 21:23 | Lu: 8356 fois