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Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: les quartiers de la ville
25/08/2011 | 18:25

L'essor urbain de la ville de Pamiers commence à la fin du XIème siècle.

La cité de Frédélas, de son premier nom, s'étale au pied la butte du Castella, où demeure le château fort, détruit en 1629.

Peu à peu, les populations des campagnes voisines viennent s'y installer et le premier quartier celui du Mercadal prend forme limité par une première enceinte.

Il s'étend au Sud avec la formation de trois barris (faubourgs): le Couserans, la Caussade et Piconnières puis vers l'Est avec le faubourg des Roumengous.

Au siècle suivant, la petite ville se développe avec le nouveau quartier du «Camp» qui se forme en dehors de l'enceinte, au milieu des champs d'où son nom.

Apparaît ensuite celui de «Villanova» (Villeneuve), de forme plan géométrique, composé par la rue de la Bocaria - rue de la Boucherie, aujourd'hui rue Jacques Fournié - avec une capella, galerie couverte soutenue par des piliers de bois, et formée par l'avancée des toits.

Les maisons sont en majeure partie en bois et en torchis avec des étages à colombages, les belles demeures appartiennent aux nobles.

Une rue portera le nom d’ailleurs, «Rue des Nobles» c’est aujourd’hui la rue du Général De gaulle.

Le reste de la ville est fondé à l'extérieur des eaux.

Au nord, l'Estang, alimenté par de nombreuses fontaines.

Le fameux étang situé sur l’esplanade de Milliane sera asséché au XIXème siècle.

Sur la butte qui le domine se trouve le cimetière St Jean.

Au sud le quartier de Lolmet - loumet -  le dernier à se développer, rattaché à la ville et entouré de remparts en 1368.

Jusqu'à cette date, les murs de la cité s'arrêtent au lac de la Caussade utilisé pour la défense des trois barris.

Une autre chaussée importante est celle du Pont Neuf appelée «granda paissèra»

Le système de défense de Pamiers se trouve ainsi constitué par l'association de lacs, de canaux et de murailles.

Pamiers, ce sera là son nom définitif, est en place pour l'essentiel au milieu du XIIIème  siècle.

Jusqu'au XIV siècle, la population connaît un accroissement considérable.

La ville s'agrandit à nouveau. Encore au XVIII, Pamiers garde son allure médiévale de cité fortifiée, avec ses greniers et décharges où sont abrités chevaux, foin et bois, les cochons divaguent dans les rues, le fumier reste des jours entiers devant la porte...

L'artisanat  s'y est développé avec des marchands, des tisserands, des cordonniers, des boulangers, des tailleurs, des maçons, des menuisiers, des chapeliers, des perruquiers, des aubergistes et des voituriers.

Au début du  XIXème siècle, la ville  reste étendue sur les mêmes limites qu'en 1550...

Le cœur de la ville reste confiné entre les canaux. Et les quartiers demeurent.

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auteur: PR | publié le: 25/08/2011 | 18:25 | Lu: 7344 fois