Le bâtiment construit en 1833, restauré en 1880, avait été acquis en octobre 1923 par M. Soler Puig, sous le nom de «Tricotage de l'Ariège» puis revendue à la société anonyme «Tricotage et Bonneterie de la Garonne» située 132, avenue de Lombez à Toulouse.
Les employées étaient appaméennes mais aussi des environs. Celles-ci arrivaient à vélo.
Agées de 13,14 ans, elles travaillaient sur des machines qui avaient chacune leur fonction.
La première produisait le fil qui s’embobinait. Les bobines portées et mises en place sur une autre machine permettaient de fabriquer le bout de la chaussette, la partie qui couvre les orteils.
Les ouvrières devaient ensuite enfiler les points de ces bouts de chaussettes sur les griffes d’une autre machine dont le diamètre correspondait et qui finissait la confection du corps de la chaussette.
Celle-ci était ensuite confiée à l’ouvrière qui fermait les dernières mailles et qui était chargée, en passant la main à l’intérieur, de repérer les imperfections de la chaussette terminée.
Un bon nombre d’Appaméennes se souviennent de cette époque et de la cadence du travail. Un travail comme un autre. La tricoterie fermera ses portes à la fin des années 1950.
Le 5 juin 1967, le Docteur Bareilles, maire de Pamiers, exposera au conseil «la nécessité de la construction d'un bâtiment dont le rez-de-chaussée servirait de halle pour les marchés et l'étage supérieur pourrait être aménagé en salle des fêtes […]
Il existe au n°12 rue Jacques Fournié et 8 rue du clocher un immeuble, l'ancienne Tricoterie»
La Mairie fera l’acquisition du bâtiment le 25 juin 1968. Les plans vont bon train.
La surface réservée au marché couvert devrait être de 1 000m2, avec un sous-sol de 800m2 et la salle polyvalente d'une hauteur de 8 à 10 m devrait avoir une surface de 800m2.
«L'accès principal de cette salle se ferait sur la face qui regarde le clocher de l'Eglise du Camp.
Le marché couvert serait accessible sur les 4 faces au travers des surfaces extérieures, couvertes par le débordement de la salle polyvalente sur le volume du marché couvert»
Pour permettre la réalisation de ce «complexe moderne» il fallait aussi acquérir des immeubles voisins, et pour cela, il fallait procéder à des expropriations.
Le projet n'a jamais abouti. La démolition de l'immeuble de la Tricoterie est approuvée par le conseil municipal le 24 juillet 1975. Le parking actuel sera aménagé en 1977.
- Jean-Marc Stouffs relève le bestiaire du château de Fiches
- 8ème nuit des musées: celui du Vernet d'Ariège ouvre ses portes le 19 mai
- La force de l'eau à Laroque d'Olmes
- Opération de haute voltige pour changer le martinet des Forges de Pyrène
- Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: les arbres de la promenade des Carmes
- Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: les fêtes du Plateau
- Saint Julien de Gras Capou... derrière les peintures
- Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: les garagistes et marchands de cycles
- Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: le quartier du Foulon
- Conférence-projection à Seix: A posteriori

fermer les commentaires
ajouter un commentaire
Les commentaires sont libres d'accès.




