ariege > histoire et patrimoine > histoire
Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: les fabrications d'après guerre à l'usine
18/10/2011 | 19:50

A la fin de la deuxième guerre mondiale, les installations mises en place pendant le conflit permettent de lancer de nouvelles fabrications.

Sont réalisés des feuillards pour les tonneliers pour cercler les comportes, les tonneaux... à l’atelier des alliages légers; au cours de l’été 1946 la presse hydraulique de 20 000 tonnes est terminée et essayée.

Elle est destinée au matriçage des pales d’hélices d’avion et autres grosses pièces en duralumin.

Elle peut aussi être utilisée également pour le matriçage des pièces en acier.

L’usine comprend une aciérie et des ateliers de transformation et d’usinage.

L’aciérie dispose d’un four à arcs triphasé de 20 tonnes, un four à arcs triphasé de 4 tonnes, un four à arcs monophasé de 200 k, destiné aux essais, un four Martin de 30 tonnes.

Ces fours produisent des aciers fins au carbone et des aciers spéciaux de haute qualité.

A l’aciérie sont annexés deux fours à ferroalliages qui produisent des ferro-silicium à 45 et 75 % de silice, des ferrochromes carburés et affinés à haute teneur en carbone depuis 0,8 jusqu’à 10%.

Des fonderies de fonte et d’acier permettent de mouler toutes sortes de pièces dont le poids est compris entre 20 kilos et 10 tonnes.

Les laminoirs produisent des billettes et des profils divers, carrés, hexagones, plats.

Les ateliers de forge et de grosses presses peuvent fabriquer toutes pièces de forge depuis 50 kilos jusqu’à 15 tonnes.

Ils disposent en particulier, outre les marteaux pilons anciens de 15,12 et 6 tonnes, d’une presse à forger aéro-hydraulique rapide de 2500 tonnes, pouvant être alimentée par l’aciérie en lingots jusqu’à 20 tonnes.

Cette presse mise en service en 1945, est desservie par un pont de 50 tonnes avec vireur électrique de 30 tonnes ainsi que par un manipulateur de forgeage rapide de 5 tonnes.

Un outil unique en France étudié et construit par les techniciens de l’usine.

Ce manipulateur, conduit par un seul homme, remplace toute l’équipe de forgerons et permet de forger sur les 6 faces les blocs cubiques ou rectangulaires pour matrices d’estampage.

Une cisaille hydraulique, capable de couper des blooms de 400x400 de section, complète l’installation.

Aux ateliers de forge est annexé l’atelier pour la fabrication des bandages.

L’atelier d’estampage, très moderne, permet de produire toutes pièces estampées, en acier de 2 à 150 kilos pour l’automobile, l’aéronautique, la construction mécanique, ainsi que toutes les pièces de dimensions approchantes en duralumin, pour le chauffage pour lequel il dispose de fours électriques à réglage automatique de la température.

L’atelier des ressorts peut fabriquer tous types de ressorts à lames, spiraux à volutes, à boudins, lames de sommier…

L’atelier de traitements thermiques dispose de fours jusqu’à 8 mètres de longueur avec régulateur automatique de la température, ainsi que de fosses horizontales et verticales pour les trempes à huile et l’eau d’une capacité de 8 mètres.

L’atelier d’usinage: toutes les pièces fabriquées par l’usine peuvent être livrées soit à l’état brut de coulée ou de forge, soit à l’état ébauché ou usiné d’outil.

Les ateliers d’usinage disposent à cet effet de toutes les machines outils nécessaires.

Il y a aussi un atelier des essieux montés pour locomotives et wagons.

Une production riche et variée qui permet à l’usine de retrouver une activité normale et cadencée au sortir de la guerre.

actualites Ariege
auteur: PR | publié le: 18/10/2011 | 19:50 | Lu: 7797 fois