C’est à Roquefixade que se déroulera la prochaine animation du Pays d’art et d’histoire des Pyrénées Cathares ce samedi 26 novembre avec Claude Prono et Jocelyne Allabert.
Depuis quelques mois, le retable de l’église fait parler de lui. En effet, une première tranche de travaux a été réalisée avec le nettoyage, le traitement et la restauration des boiseries polychromes.
Ce retable a été réalisé au XVIIIe siècle mais s’inscrit dans le cadre de la politique de l’Eglise catholique à la suite des guerres de religion.
Pour lutter contre l’influence du protestantisme, l’Eglise va chercher à se réformer. Elle va tenir un concile dans la ville de Trente en Italie de 1545 à 1563.
Connu sous le nom de «concile de Trente», c’est à partir de lui que se développe ce qu’on l’on appelle la Contre-Réforme, la reprise en main de l’Eglise catholique et de ses desservants. On recommande de tenir les églises propres, belles et éclairées.
Les évêques se déplacent lors de visites pastorales pour vérifier que cela soit fait et consigner un état des lieux.
Jocelyne Allabert, en s’intéressant à l’histoire du retable de la commune de Roquefixade, a consulté le compte-rendu de ces visites que les évêques menaient alors dans les villages.
C’est pourquoi elle propose une conférence relatant les informations pour le pays d’Olmes.
En effet, ces visites dressent vraiment un état de la situation des églises en pays d’Olmes aux XVIIe et XVIIIe siècles.
On y voit comment se passe sur le territoire la reprise en main des paroisses par l'Eglise catholique.
Claude Prono, qui a fait un important travail de recherche en archives pour la période moderne, dressera le portrait de Catherine de Caulet.
C’est la fille de Jean Georges de Caulet, seigneur d’Auterive, qui acheta la seigneurie de Roquefixade.
Elle en épousa le capitaine-gouverneur, le baron de Mirepoix, Jean de Lévis.
Elle le remplace quand il est retenu au loin par des conflits. Lorsqu’elle est veuve, elle administre seule la seigneurie de Lavelanet.
Sur les conseils de son frère, évêque de Pamiers, très en faveur de la Contre-Réforme, elle se consacre à l’éducation des jeunes filles jusqu’à sa mort à l’âge de 91 ans.
Le public pourra aussi profiter d’une exposition dans la salle de la conférence. Elle est présentée par Michel Sabatier qui s’est minutieusement penché sur la généalogie de la famille de Levis.
C’est la famille qui domine le territoire depuis la période du catharisme.
Scindée entre catholiques et protestants, elle a été très impliquée dans les guerres de religion.
L’église de Roquefixade sera bien évidemment ouverte pour pouvoir admirer le retable dont le foisonnement de décor renvoie bien aux préconisations du Concile de Trente.
Loin de la sobriété protestante, on met en avant le faste de la liturgie romaine, le culte des saints et de la Vierge, des anges potelés portant les fruits de l’abondance...
Les édifices sont richement décorés pour provoquer des réactions émotionnelles chez les fidèles…
Pour en savoir plus, rendez-vous à Roquefixade dans la salle municipale à 15 heures le samedi 26 novembre (2 €).
Source: Pays d’art et d’histoire des Pyrénées Cathares
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