Les habitants de la rue des Cordeliers et des rues voisines souhaitaient vivement que les bâtiments de l’ancien couvent des Ursulines soient démolis.
Par une pétition en date du 28 novembre 1905, ils signalèrent à la Municipalité d’alors, l’état d’insalubrité des immeubles dans lesquels habitaient, grouillant dans la misère et la saleté, un nombre élevé de malheureux.
Le lieu était alors appelé «la cour des miracles» comme d’autres endroits dans la ville, comme le relatait un article paru en 1914 dans «l’Ariège pittoresque», revue hebdomadaire illustrée, et qui faisait référence à un texte de 1739.
«L’un des nombreux côtés curieux et pittoresques de la ville de Pamiers, qui fut et sera toujours la cité la plus importante, la plus active et la plus hospitalière de notre région, c’est qu’à toutes les époques de sa glorieuse histoire elle ne cessa d’être, comme elle l’est encore de nos jours, le réceptacle et le refuge de tous les mendiants vrais ou faux, de tous les éclopés, de tous les vaincus de la vie, de toutes les épaves sociales, en un mot, non seulement de nos montagnes, de nos vallées, mais encore des contrées qui entourent, de près ou de loin, la nôtre.
Certains de ses quartiers constituent de véritables cours des miracles, où, entassés dans de vieux taudis aux murs branlants et souillés, des tribus grouillantes de misérables hères passent leur vie ci-devant vagabonde et agitée, de façon relativement douce et supportable, grâce à la légendaire charité de la bonne population appaméenne»
Les riverains demandèrent à ce que la ville fasse l’acquisition des immeubles pour ensuite les démolir afin d’en faire une place publique.
A cette époque les commissions municipales avisées n’avaient pas souhaité acquérir ces bâtiments. Le conseil en avait décidé de même.
Il faudra attendre les délibérations du conseil municipal en date du 26 novembre 1938 et du 8 avril 1939 pour que la démolition soit effective, l’opération étant approuvée par le Préfet de l’Ariège le 9 avril 1939.
Les immeubles composant l’ancien couvent furent entièrement démolis et rasés.
Ces travaux avaient dû être exécutés d’urgence en raison de l’apparition d’une brèche importante de l’un des murs de l’ancien couvent.
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