Créateur-innovateur dans le monde du social et au travers de cela, dans le domaine de la mode et de la haute couture, Alain Morihain était l'invité de Michel Centenero président des Amis du Musée du Textile et du Peigne en Corne de Lavelanet (AMTPC) voici peu.
L'AMTPC collecte et recueille depuis de nombreuses années, au travers de la Commission Mémoire présidée par Sylvette Saboy, des témoignages oraux.
Un devoir de mémoire, pour sauvegarder des «paroles» qui témoignent d’une vie, d’un passé industriel ou d’une identité culturelle.
Et avec Alain Morihain il y a de quoi faire...
Ancien éducateur de prison, l'homme fonde en 1987 l'association Aral et créé une unité de formation au tissage, en milieu fermé pour détenues; suivra plus tard une unité en milieu ouvert pour assurer le suivi de la formation aux détenues libérées.
Maria Messner, tisserande autrichienne assure cette formation, au sein de l'école de tissage.
Bientôt un centre de formation aux métiers de la mode sera créé.
«Grâce à Olga Seurat, de l'école de la haute couture St Roch, de Paris, nous obtenons une commande de Cardin»
Alain Morihain, le «basque» débarque à Paris, et au culot se rend chez les plus grands.
Louis Ferraud ou Lacroix se lancent dans l'aventure.
Nous sommes fin des années 80.
La réinsertion et l'aide aux détenues intéressent ces grands couturiers.
D'autres suivront.
Le carnet d'adresses de l'éducateur ne cesse de croître: Yves Saint Laurent, Paco Rabane, Emmanuel Ungaro, Jean Louis Scherrer, Olivier Lapidus, Torente ou Pierre Balmin lui confient la création de tissus textile haut de gamme.
Petits tailleurs, tweed poids plume multicolore... «la grande Béa, une ancienne junkie, créé l'armure, le dessin.
Nous inventions tout, du motif aux couleurs»
Durant des années, Aral est «sur le devant de la scène» aux côtés des plus grands et de célèbres mannequins.
«Suite à des problèmes avec les institutionnels», le «basque» part au Québec avant de regagner la France et de s'installer à l'Aiguillon, en Pays d'Olmes début 1995, puis à Lagarde.
Là, «grâce à Raoul Pigeon» il fonde son entreprise avec «3 métiers au départ; de la haute couture, je suis passé au prêt à porter»
C'est AJM France, et sa société filiale Rémondine qui assure en direct le tissage à façon, pour des tissus toujours haut de gamme destinés à la haute couture pour les marchés italiens et français.
«J'ai cherché longtemps un apprêteur avant de rencontrer Michel Centenero... on a passé des nuits entières sur des textiles.
Cet individu m'a fait des tissus fabuleux»
Alain Morihain doit revenir.
Continuer à raconter sa vie, une vie liée au textile.
L'AMTPC quant à elle, entend continuer ses collectes afin de garder la mémoire des lieux et des gens en captant leurs témoignages.
Cela participe aussi à valoriser le patrimoine local et l’identité de notre territoire.
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