«Il y a près de 2600 granges dans ces vallées autour de Sentein.
La-dessus, 200 sont en très bon état car retapées récemment, 400 sont passables. Toutes les autres sont en déliquescence»
Le ton est sans appel. Il est celui d’un passionné, Claude Taranne qui «habite là depuis 40 ans»
Propriétaire d’un gîte d’étape à Eylier d’en Haut, placé sur le GR10, il les a sillonnées ces vallées.
Durant près de deux ans, il aura vu plus de 2.000 granges alors il sait de quoi il parle et il l’écrit aussi.
Avec un premier ouvrage remarqué, il y a deux ans, sur «Les mines de Bulard» qui marquait déjà son attachement au patrimoine qui l’entoure et en cette riche histoire minière en particulier dans cette région minière, entre les mines du Bentaillou, d'Urets et de la Mail de Bulard.
Plus qu’un ouvrage catastrophiste sur ce patrimoine qui disparaît, son dernier livre «La grange» se veut avant tout un témoignage richement détaillé et illustré de l’architecture typique de ces vallées.
«Il faut avoir en mémoire qu’il y à 150 ans, près de 4.000 personnes vivaient dans ces vallées, surtout des mineurs et agriculteurs. Aujourd’hui les gens s’en vont, les anciens disparaissent»
Alors cet ouvrage, bâti sur un inventaire «mené de son propre chef» est avant tout un hommage à ces bâtisseurs qui ont fabriqué ce Biros si prisé des touristes en quête d’authenticité aujourd’hui.
Il se veut aussi un travail de mémoire pour les enfants «et surtout les enfants de demain»
Approches paysagère et architecturale pour que perdure ce patrimoine mêlant pierre, ardoise et bois «car construit avec ce qu’on trouve sur place», privilégiant l’aspect fonctionnel.
Un descriptif technique fourni qui embrasse tous les détails: portes ouvertures, fenêtres, toitures etc. et fourmille d’anecdotes.
Avec les «Pégadès», Claude Taranne nous amuse de ces sobriquets ou blasons, «véritables logos de l’époque», avec lesquels chacun signait (et datait) sa maison, «en général du même nom que son troupeau de bêtes lorsqu’il s’agissait d’un éleveur ou tout autres signes particuliers»
Une époque où homme, habitat et troupeau étaient réunis par une même communauté de destin.
Un ouvrage, «La Grange», tiré à 2.000 exemplaires (dans un premier temps) que l’on trouve au prix public conseillé de 22 euros dans plusieurs lieux de vente ariégeois, à lire tranquillement au coin d’un bon feu de cheminée, pour profiter pleinement des fêtes.
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