Journée de mobilisation pour l'apprentissage: l'UPA de l'Ariège demande une réforme ambitieuse
Les assises de l’apprentissage débutent ce vendredi, une occasion pour tous les partenaires de se mettre autour de la table et d’avoir une réflexion pour une réforme ambitieuse.
C’est en tout cas le souhait de l’Union Professionnelle Artisanale (UPA) de l’Ariège qui par la voie de son vice-président Joseph Calvi tire la sonnette d’alarme: l’heure est grave au plan national, le nombre d’apprentis a chuté de 8% en 2013 (ce qui éloigne l’objectif de la France d’atteindre 500 000 jeunes en alternance d’ici 2017). «Après des années de travail, de résultats et de communication positive l’apprentissage avait enfin retrouvé ses lettres de noblesse, il attirait les jeunes, leur donnait des perspective de travail et d’avenir.
Aujourd’hui tout est à recommencer. La suppression ou la baisse des aides aux maitres d’apprentissage, l’absence de soutient aux chambre de métiers nous ont fait beaucoup de mal» précise Joseph Calvi qui ne cache pas être lui-même issu de cette «école de la réussite».
«J’ai été apprenti dans le bâtiment à 16 ans, j’ai passé mon CAP à 18 et je suis convaincu que cette formation est la plus complète qui soit, elle accompagne l’apprenti vers un métier, de l’expérience professionnelle et une connaissance du monde de l’entreprise indispensable à tous ces jeunes qui pourront par la suite faire jouer l’ascenseur social, devenir leurs propres patrons»
Réagissant en tant que président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat gestionnaire du Centre de Formation aux Métiers (CFM) de Foix, il souligne également le volet social que peut représenter cette filière: «nous récupérons beaucoup de jeunes qui étaient mal partis dans la vie (échec scolaire, rupture familiale) 80% d’entre eux trouvent un emploi à la sortie»
Même si le CFM de Foix essaie toujours d’avoir une longueur d’avance en mettant en place de nouvelles filières en adéquation avec le marché du travail, cette année il enregistre une baisse des effectifs. «Nous nous en sortons nettement mieux qu’ailleurs mais il n’empêche que certaines professions en difficultés comme le bâtiment ou la cuisine n’attire plus autant. Le souci pour le bâtiment c’est que si l’on ne forme plus, dans dix ans on ne trouvera plus de personnel qualifié»
Les cotations des entreprises du bâtiment ont terriblement baissé avoue ce professionnel, les encours de dette auprès des assurances sont de plus en plus importants, si bien qu’au moindre impayé elles se retrouvent dans le rouge. «La chambre des métiers a des outils pour aider les entreprises artisanales en difficulté…malheureusement il y a en a de plus en plus en ces temps de crise»
La CAPEB de l’Ariège attend bien plus que des effets d’annonces de vraies mesures pour booster l’apprentissage et l’alternance.
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