Le Château de Seix nous invite à découvrir le territoire du Haut Couserans
Construit probablement aux alentours du XIVe siècle par les consuls de la ville, le château de Seix a été vendu par les administrateurs de la commune en 1528 à Pierre de Siregand dont les héritiers d’origine italienne portaient le nom de Cabalbi (de casa Balbi, plus tard, francisé Balby).
Au cours des alliances successives, un décret de Charles X ajouta à cette famille le titre de marquis de Vernon, dont le blason figure encore au-dessus de la porte d’entrée de la demeure.
Jean de Balby de Vernon sera le dernier porteur du nom à vivre au château de Seix. En effet, ses parents le vendirent dans les années 30 au médecin-colonel Legler.
En 1994, la bâtisse depuis longtemps abandonnée retrouve une nouvelle jeunesse en étant rachetée par la Communauté de Communes du canton d’Oust qui envisage de la transformer en centre d’interprétation du patrimoine du Couserans.
Un projet auquel s’associent le département, la région, l’Etat et l’Europe.
Ici, point de collections mais des outils multi-médias inter actifs et ludiques permettant aux visiteurs de découvrir le patrimoine naturel dans son évolution, de rencontrer des populations solidaires et organisées, qui ont su pendant des siècles organiser des échanges économiques et culturels de part et d’autre des Pyrénées.
Il faut considérer ce lieu unique comme un formidable centre documentaire qui invite le visiteur à poursuivre sa découverte du canton: la cascade d’Ars, le cirque de Cagateille accessibles en randonnée facile, le Mont Valier l’été, la station de ski de Guzet, les thermes d’Aulus et les chemins de la Liberté, la transhumance au Port de Salau, les chemins de l’art roman en Couserans, les granges à pas d’oiseau à Cominac ou encore Ercé, patrie des montreurs d’ours…
«La chaîne pyrénéenne ne fut pas toujours une barrière géographique pour l'homme, explique Hervé Rieu, directeur de l’Office de Tourisme.
Que ce soit dans les vallées du Couserans, du Comminges ou du Val d'Aran, les sentiers de montagne traversaient champs et villages.
Aussi la naissance de la frontière pyrénéenne n'a eu à cet égard que peu d'impact: les échanges commerciaux entre la France et l'Espagne - en partie réalisés par colportage - se sont poursuivis et les différentes productions des deux versants se complétaient: bétail, grain et vin quittaient la France pour l'Espagne, quand huile, sel et laine faisaient le chemin inverse.
Ajoutons que certains sentiers peu surveillés permettaient à une contrebande active de faire circuler bétail, tabac, monnaie et sel en dehors de tout contrôle douanier [...] et plus tard pendant la seconde guerre mondiale ce furent les passeurs sur les Chemins de la Liberté»
Les liens entre les habitants, qui impliquaient également des solidarités traditionnelles entre les populations autour du pastoralisme, n'étaient pas uniquement d'ordre économique.
Les hommes et les femmes ont longtemps partagé une vie religieuse commune, se déplaçant et participant aux mêmes fêtes et manifestations.
«L'art roman est le reflet de cette unité, précise Jessy Le Poul, guide à l’Office de Tourisme.
Il s'est épanoui sur toute la chaîne et les édifices romans étaient souvent réalisés par les mêmes artistes qui circulaient de Toulouse à la Catalogne […]
Le Centre d'interprétation répond à ces questions et à bien d'autres !»
Le Château de Seix est ouvert pendant les vacances scolaires, l’été du 15 juin au 15 septembre (tous les après-midi) et pour les groupes toute l’année sur rendez-vous.
Renseignements: Office de Tourisme du Haut-Couserans, 05 61 96 00 01
Château de Seix-Centre d’interprétation, 05 34 14 02 11 (entrée et visites libres)
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2008
Au cours des alliances successives, un décret de Charles X ajouta à cette famille le titre de marquis de Vernon, dont le blason figure encore au-dessus de la porte d’entrée de la demeure.
Jean de Balby de Vernon sera le dernier porteur du nom à vivre au château de Seix. En effet, ses parents le vendirent dans les années 30 au médecin-colonel Legler.
En 1994, la bâtisse depuis longtemps abandonnée retrouve une nouvelle jeunesse en étant rachetée par la Communauté de Communes du canton d’Oust qui envisage de la transformer en centre d’interprétation du patrimoine du Couserans.
Un projet auquel s’associent le département, la région, l’Etat et l’Europe.
Ici, point de collections mais des outils multi-médias inter actifs et ludiques permettant aux visiteurs de découvrir le patrimoine naturel dans son évolution, de rencontrer des populations solidaires et organisées, qui ont su pendant des siècles organiser des échanges économiques et culturels de part et d’autre des Pyrénées.
Il faut considérer ce lieu unique comme un formidable centre documentaire qui invite le visiteur à poursuivre sa découverte du canton: la cascade d’Ars, le cirque de Cagateille accessibles en randonnée facile, le Mont Valier l’été, la station de ski de Guzet, les thermes d’Aulus et les chemins de la Liberté, la transhumance au Port de Salau, les chemins de l’art roman en Couserans, les granges à pas d’oiseau à Cominac ou encore Ercé, patrie des montreurs d’ours…
«La chaîne pyrénéenne ne fut pas toujours une barrière géographique pour l'homme, explique Hervé Rieu, directeur de l’Office de Tourisme.
Que ce soit dans les vallées du Couserans, du Comminges ou du Val d'Aran, les sentiers de montagne traversaient champs et villages.
Aussi la naissance de la frontière pyrénéenne n'a eu à cet égard que peu d'impact: les échanges commerciaux entre la France et l'Espagne - en partie réalisés par colportage - se sont poursuivis et les différentes productions des deux versants se complétaient: bétail, grain et vin quittaient la France pour l'Espagne, quand huile, sel et laine faisaient le chemin inverse.
Ajoutons que certains sentiers peu surveillés permettaient à une contrebande active de faire circuler bétail, tabac, monnaie et sel en dehors de tout contrôle douanier [...] et plus tard pendant la seconde guerre mondiale ce furent les passeurs sur les Chemins de la Liberté»
Les liens entre les habitants, qui impliquaient également des solidarités traditionnelles entre les populations autour du pastoralisme, n'étaient pas uniquement d'ordre économique.
Les hommes et les femmes ont longtemps partagé une vie religieuse commune, se déplaçant et participant aux mêmes fêtes et manifestations.
«L'art roman est le reflet de cette unité, précise Jessy Le Poul, guide à l’Office de Tourisme.
Il s'est épanoui sur toute la chaîne et les édifices romans étaient souvent réalisés par les mêmes artistes qui circulaient de Toulouse à la Catalogne […]
Le Centre d'interprétation répond à ces questions et à bien d'autres !»
Le Château de Seix est ouvert pendant les vacances scolaires, l’été du 15 juin au 15 septembre (tous les après-midi) et pour les groupes toute l’année sur rendez-vous.
Renseignements: Office de Tourisme du Haut-Couserans, 05 61 96 00 01
Château de Seix-Centre d’interprétation, 05 34 14 02 11 (entrée et visites libres)
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2008

ariège
histoire et patrimoine
Laurence Cabrol | 06/01/2009 - 18:21 | Lu: 73361 fois
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