Les problèmes rencontrés par l’agriculture dépassent les frontières administratives et géographiques...
C’est ce qu’ont compris les 8 partenaires (de part et d’autres des Pyrénées) dans le cadre du projet européen Agriproxi, qui vient d’organiser une journée de restitution du chemin parcouru en trois ans.
Depuis 2009, travaillent ensemble 4 chambres d’agriculture côté français (celles de l’Ariège -qui coordonne le projet-, des Pyrénées Orientales, de la Haute-Garonne, des Hautes-Pyrénées), et côté espagnol le Parc agraire du Baix Llobregat (agglomération barcelonaise), la municipalité de Lleida, la communauté de communes du Pallars Sobira.
Pour parler agriculture, on passe donc d’une langue à l’autre mais pour parler des mêmes choses: ces territoires font face aux mêmes problématiques et ont décidé de travailler dans le même sens, comme l’explique François Toulis (président de la chambre d’agriculture de l’Ariège):
«Les objectifs sont de protéger les espaces agricoles de l’extension urbaine, renforcer les échanges entre populations urbaines et rurales, favoriser au maximum les circuits-courts ou encore dégager des débouchés permettant à l’agriculture de montagne de se développer»
Concrètement? Du côté de Lleida, Josep Barbera (ayutament de Lleida) explique: «nous avons une population de 140 000 habitants, et sur 22 000 hectares de territoires communaux, 19 000 sont dédiés à des terres agricoles. Mais les petits producteurs avaient de plus en plus de mal à survivre»
Pour valoriser la ceinture agricole entourant la commune, des week-ends portes ouvertes ont été organisés, un marché de producteurs fermiers a été mis en place, tout comme l’aménagement de jardins familiaux destinés à la population citadine et de potagers dans les écoles.
Au consell comarcal du Pallars Sobira, on a beaucoup misé sur la sensibilisation à grand renfort de rencontres entre scolaires et producteurs, de visites de fermes, d’ ateliers du goût.
«Et sur les 8 territoires, 5 ont décidé de travailler sur la restauration collective comme débouché aux produits locaux» constate Nicolas Tripogney, de la chambre d’agriculture de l’Ariège.
C’est le cas dans le département et son projet de plateforme d’approvisionnement de la restauration collective en produits locaux.
D’autres partenaires ont plutôt mis l’accent sur l’étude et le diagnostic des possibilités offertes par le marché local.
Autre exemple: pour freiner l’artificialisation des terres agricoles, le parc agraire du Baix Llobregat a mis en place une «charte de l’agriculture périurbaine»
Un travail qui résonne dans un département comme l’Ariège, en train d’élaborer son SCOT (schéma de cohérence territoriale), un document qui justement doit permettre de lutter contre la disparition des terres agricoles.
Il reste encore du chemin à faire. Mais pour l’ensemble des partenaires présents à la table, les échanges entre pays et territoires ont porté leurs fruits.
Selon le président de la chambre d’agriculture de l’Ariège, «il faut insister sur cette volonté de l’Union européenne de faire travailler les gens entre eux»
- Camon: des vignes au pied de l'abbaye
- Mas d'Azil: en campagne... pour les produits locaux
- Transhumances en Barguillière: rendez-vous le 19 mai
- 2nde édition de la Fête du Bois de Pays
- Que la montagne est belle dans le pas des troupeaux!
- Motion ariégeoise contre la Prime à l'engraissement: le président de la FDSEA en désaccord
- Les vautours attaquent de jeunes veaux en Basse-Ariège
- Isards: une espèce sous haute surveillance dans la Réserve d'Orlu
- Développement durable à Saint-Girons: vers un projet de territoire
- Les chercheurs de l'Observatoire Hommes Milieu haut Vicdessos toujours en action

fermer les commentaires
ajouter un commentaire
Les commentaires sont libres d'accès.


