Il faut bien l’avouer, quand on parle de l’Europe, c’est souvent pour râler.
C’est toujours la faute à cette Europe, parfois perçue comme un monstre froid de bureaucratie installé là-bas loin, à Bruxelles.
Pourtant l’Europe est présente autour de nous. Et plus qu’on ne le croit.
Elle injecte à travers des fonds aux noms barbares (Feder, FSE, Feader) des millions d’euros dans les territoires.
Mais personne n’est là pour le clamer haut et fort à chaque coupé de ruban. Quand l’Etat, la région, le département eux, ne manquent pas de portes voix.
C’est pourtant grâce à l’effort simultané de tous que les projets poussent.
La journée de l’Europe du 9 mai est l’occasion d’y voir un peu plus clair.
Notamment à l’échelle d’un département comme celui de l’Ariège.
Depuis 2007, les fonds européens ont investi plus de 67 millions d’euros dans le département.
Et ce dans plus de 320 projets distincts (dans le détail 22 Millions pour le fonds FEDER, 5 Millions au titre du FSE, et 40 millions pour le FEADER).
Concrètement, le centre thermoludique d’Ax-les-Thermes a par exemple été cofinancé par l’Europe. Même chose pour l’entreprise d’insertion Hérisson Bellor (qui aide au retour à l’emploi de personnes éloignées du marché du travail). Ou encore l’installation d’internet haut-débit.
Autre projet remarquable: le laboratoire du CNRS de Moulis dans le Couserans.
On y étudie les réponses de l’environnement face aux changements climatiques globaux qui sont à l’œuvre.
D’importants travaux ont été menés ou sont en cours. De la construction de logements et salles de cours, à la rénovation d’anciens laboratoires, en passant par la construction de serres et de nouveaux outils de recherche.
Avec 52 personnes au total sur le site, le laboratoire ariégeois niché dans la verdure est en passe de devenir une plaque tournante du monde scientifique, avec la venue de chercheurs de très haute renommée comme le Belge Michel Loreau, fraîchement recruté.
Davantage habitué à étudier son espèce de petits lézards favorite, Jean Clobert (à la tête du laboratoire) occupe aujourd’hui plus de la moitié de son temps à trouver des financements, «en plein développement de projet, l’argent fait défaut.
Il faut aller chercher les financements pour développer les différents prototypes et sites expérimentaux»
Et pour le scientifique, il a bien fallu sortir d’une vision franco-française pour en arriver là: «l’Europe est absolument essentielle à plusieurs niveaux. Elle intervient directement sur l’implantation de la structure elle même.
Il y a les bourses dont bénéficient les personnes qui viennent s’implanter ici. Mais aussi sur des projets de recherche que l’Europe organise, notamment sur le thème de la biodiversité»
Et le laboratoire a trouvé les moyens de son ambition.
La première partie de réhabilitation du laboratoire a coûté 6, 4 Millions d’euros, dont 750 000 financés par la communauté de communes, 750 000 financés par le Département, 1,5 Millions par la Région, 1,5 Millions par l’Etat, et 1,9 Millions par l’Europe.
La suite du projet est estimée à 8,4 Millions d’euros. Là encore, chaque institution devrait mettre la main à la pâte.
Une collaboration sans laquelle peu de projets pourraient finalement voir le jour.
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