Plus de 5000 repas ont été servis depuis le 18 juin, date de l’ouverture du chantier EDF en Haute Ariège.
Pas moins de 40 à 50 personnes travaillent toute la semaine pour la réfection de l’étanchéité du parement de ce barrage.
Un chantier de titans qui nécessite une véritable organisation au niveau de l’intendance comme l’indique Christophe le cuisinier de la base vie.
Ici on n’a pas le droit à l’erreur s’il manque un paquet de sucre il faut attendre la prochaine rotation de l’hélicoptère.
«Les commandes se font souvent par téléphone, tout est noté et je consacre mon vendredi à faire les courses qui sont montées tous les lundis par hélicoptère… cela représente une tonne de nourriture et une palette d’eau toutes les semaines»
Le travail sur le barrage est dur, quand les ouvriers se retrouvent au réfectoire c’est un réel moment de détente et puis un bon repas c’est bon pour le moral.
Aussi Christophe doit se creuser la tête tous les jours pour composer des menus équilibrés: «le midi c’est souvent grillade, le soir, ils ont davantage le temps, j’essaie de leur faire plaisir avec des plats qu’ils aiment, des sauces…»
Le chef n’a pas le temps de s’ennuyer, bien qu’il soit secondé par un aide, il commence la journée à 5h du matin pour préparer les petits déjeuners et termine après le service du soir. Entre temps il aura veillé à l’entretien des sanitaires et au ménage de la base.
Malgré les contraintes de l’altitude, Christophe veille également au tri sélectif des déchets: cartons, bouteilles, plastiques… des containers sont disposés sur la D-Z afin de les récupérer.
Julie est la seule présence féminine sur la base vie du chantier de Gnioure. Cette infirmière a choisi de quitter son poste à Toulouse pour vivre l’aventure en altitude.
Elle ne regrette rien: «la montagne est magnifique, on a ici des paysages extraordinaires»
Julie est présente sur le chantier du lundi au vendredi, elle s’occupe des soins d’urgence, des interventions en cas de gros pépins, soigne les personnes qui se blessent sur le chantier et veille à la sécurité en vérifiant la port du casque, les équipements.
Son infirmerie est positionnée au cœur de la base mais pendant la journée elle regagne son annexe au plus près du chantier, en faisant suivre son sac d’urgence.
A l’intérieur, une trousse dédiée à la traumatologie, une pour les injections, un défibrillateur et une bouteille d’oxygène de 5 litres.
Heureusement jusqu’à présent elle n’a vu passer que de la «bobologie», des chevilles foulées, des plaies, rien de grave.
Quand on passe plusieurs mois en altitude en totale autarcie, la vie au camp de base permet de créer des liens privilégiés.
Ce sera peut être difficile dans quelques semaines de se quitter sans un pincement au cœur.
Certains ont déjà fait leur demande pour rempiler pour la saison de travaux 2013 car si à la fin du mois d’octobre la base est mise en sommeil pendant la période hivernale, les travaux devraient reprendre à partir du mois d’avril 2013.
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