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Couserans: un conseil de développement «laborieux»
05/10/2012 | 19:01
© MidiNews 2012

Est-ce une autre conséquence de ce contexte général pour le moins morose, mais les temps sont durs pour tout le monde.

Y compris au conseil de développent du pays Couserans qui semble se chercher un second souffle. A plus d’un titre.

D’abord, sur le plan financier. Si les collectivités locales en particulier le Syndicat de Pays Couserans abondent toujours en partie recette, la forte baisse de la subvention régionale a eu des conséquences lourdes sur les comptes, en déficit pour la première fois.

C’est une des premières informations de la dernière assemblée générale portant donc sur les comptes (et l’activité) 2011.

La part région connait une baisse significative et régulière «annoncée dès le départ» qui se situe à près d’un quart à 16 K€. La situation est grave, mais pas désespérée.

Suffisamment en tous cas pour que la Présidente, Geneviève Chartier, en appelle à la tenue plus rapprochée (probablement dès février 2012), de la prochaine assemblée générale. Las, si ce n’était qu’affaires de chiffres.

Le moins qu’on puisse dire c’est que le Conseil de Développement se cherche un nouveau souffle aussi pour ce qui est de la mobilisation de ces membres.

Petit retour en arrière. Instauré par la Loi Voynet (en 1999) les conseils de développement sont associés aux pays, comme celui du Couserans, pour mener toute réflexion sur l’aménagement et le développement du territoire.

Expression d’une bonne gouvernance locale, associant les citoyens «la société civile» (par opposition à celle des élus) à la bonne marche d’un territoire, le Conseil de développement réunit les forces vives ainsi impliquées dans le devenir de leur pays.

Une manière aussi de rapprocher l’individu des instances politiques, dans ce rapport de proximité si souvent mis en avant.

Et donc, les temps se suivent et se ressemblent pour le Conseil de Développement du Pays Couserans qui voit progressivement s’amenuiser non seulement ses ressources mais aussi ses forces vives, plus grave peut-être, ses ressources vives.

Le message de François Murillo, président du Pays excusé, lu en ouverture de séance par la présidente remettra un peu de baume au cœur, rappelant «le rôle que doit jouer le conseil dans le développement du Couserans»

Il sonne aussi comme l’aveu d’un mécanisme à parfaire «une complémentarité de fonctionnement avec le syndicat mixte plus efficace restant à trouver pour le bien du pays»

Ce que confirme la présidente par l’annonce de la tenue d’une réunion courant novembre sur ce thème.

Six collèges composent le Conseil de développement du Pays Couserans: l’économie, le tourisme, les espaces et ressources naturelles, la culture, le sport, les services et solidarités (englobant les affaires sanitaires et sociales).

Collège par collège, la situation de chacun ainsi que les actions menées ont été présentées puis approuvées.

Pour quatre de ces collèges, les commissions «sont en sommeil» et le compte-rendu d’activité est plutôt en «demi-teinte ou laborieux», selon les expressions souvent revenues dans la bouche de leurs représentants.

Pour ceux là, tous les espoirs sont placés sur une amélioration de la mobilisation des effectifs et donc des actions soutenues par les commissions spécifiques en 2013, alors que 2012 est encore loin d’être terminée.

Deux de ces collèges le tourisme et la culture ont fait valoir un certain nombre d’actions entreprises sur 2011.

Michel Larive, président du Collège Culture, est revenu sur la mise en place de l’Adecc (voir notre article du 27/09/2012), tandis que «ça s’Agit(e)» au Palais des Vicomtes (voir notre article du 03/10/2012), les programmations passatges on encore Côté cour-Côté Jardin.

Il a évoqué la mise en place d’un répertoire des acteurs culturels, la volonté d’aller vers un schéma culturel de pays et les réflexions qui se font jour quant à la mise sur pied d’un groupement d’employeurs d’entreprises et d’associations culturelles qui pourraient salarier une à deux personnes à terme.

Sur le plan touristique, Jean-Michel Morère, représentant la commission ad hoc, est revenu sur la mise en place du volet e-tourisme avec le groupement des offices, la participation des acteurs locaux à la réactualisation du schéma départemental.

S’il a fait état d’une saison estivale 2012 plutôt mitigée, il a évoqué les sujets comme les filières vélo, randonnée ou sport aérien qui font l’objet de réflexions tout comme la mise en place de produits touristiques et événementiels autour des transhumances ou des Métiers d’art sur Saint-Lizier.

Finalement ce conseil de développement est un peu à l’image du pays lui-même. Tandis que son économie traditionnelle s’essouffle, à l’image des spasmes qui secouent régulièrement La Moulasse, c’est le tourisme et la culture qui apparaissent comme des relais de développement… et de mobilisation.

Pour autant il faudra veiller à ce que chacun se réapproprie cet outil pour le développement du pays et ne finisse pas par se démobiliser complètement.

C’est donc devant une poignée de membres, en l’absence de tous les techniciens des principales structures partenaires (à l’exception notable du Syndicat de pays) et celle également des principaux élus que Geneviève Chartier s’est évertuée à conclure sur un air de confiance en l’avenir cette assemblée générale tandis que la liste des démissionnaires au sein du conseil s’allonge.

D’ici là pour reprendre l’expression de Juliette, du cabinet d’expert-comptable, agrégeant les chiffres, le CDPC «vivote, il survit»

Cela ne vaut finalement pas que sur le seul plan des chiffres, même financiers.

Autre chiffre, 2013. Alors ce «13» porte-bonheur ou malheur, porteur d’espoirs ou de désespérance? L’avenir très rapproché devrait le dire en ce qui concerne le Conseil de Développement du Pays Couserans.

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auteur: Py.M | publié le: 05/10/2012 | 19:01 | Lu: 9001 fois