Maternité: Saint-Girons toujours préservée, beaucoup de travail pour Lavelanet
22/10/2012 | 18:22
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C’est un fait divers bouleversant dans le Lot qui a remis en lumière les disparités en terme d’accès à la santé sur tout le territoire.

En fin de semaine dernière, une femme a perdu son enfant en mettant plus d’une heure avant de rejoindre l’hôpital le plus proche de chez elle.

Le président de la République s’est aussitôt exprimé sur le sujet lors d’un congrès à Nice. Il a pointé du doigt les inégalités qui subsistent dans certains département dont l’Ariège.

«C’est inadmissible que l’on ferme des maternités en raison de contraintes budgétaires» a martelé Henri Nayrou, président du conseil de surveillance de l’hôpital de Saint-Girons.

L’occasion aussi pour lui de réaffirmer le maintien de la maternité en Couserans. «Même s’il ne pratique que 240 accouchements, Saint-Girons bénéficie d’une exception géographique.

Le directeur de l’ARS m’a confirmé via une lettre en juin dernier qu’il n’y aurait pas de remise en cause de ce service en Couserans. Et avec ce qui vient de se passer, il est impossible de revenir en arrière
»

Il a également fait un point sur l’hôpital de Lavelanet où persistent des difficultés pour la mise en œuvre de plusieurs services dont la maternité.

«Il faut à Lavelanet un service de chirurgie, d’urgence et une maternité pour que la vie de chacun soit respectée» a prôné Henri Nayrou.

Rappelons qu’au centre hospitalier du Val d’Ariège, près de 1200 accouchements ont lieu chaque année, contre 240 au CHAC.

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auteur: Anne-Sophie Fontanet | publié le: 22/10/2012 | 18:22 | Lu: 16627 fois