Inaugurée en grande pompe en février 2010, cette fromagerie était un symbole pour le Couserans en crise.
De par les volumes susceptibles d’être traités (48 000 litres de lait par jour) mais également par son engagement résolument axé vers le développement durable avec une unité de méthanisation visant à traiter les sous-produits organiques pour les besoins énergétiques de l’installation, ce bel outil représentait un modèle d’innovation.
A la barre de ce beau navire flambant neuf, Sylvie Doumenc, qui depuis 1996 a acquis une solide réputation en matière d’affinage des fromages.
Malgré son expérience, les difficultés s’accumulent dès l’ouverture de la fromagerie: difficultés financières consécutives à des incidents sanitaires, difficultés structurelles (production insuffisante) et enfin difficultés économiques.
Dès la fin 2011, Sylvie Doumenc décide de se mettre sous procédure d’observation afin de pouvoir geler une partie de ses créances, de les renégocier et de les étaler dans le temps. Un administrateur judiciaire est nommé.
Début 2012, la situation ne s’est pas améliorée, le cours du lait est à la baisse.
A l’initiative du PNR, du Conseil général et de la Chambre d’Agriculture, une cellule travaille actuellement sur plusieurs hypothèses de scénario de reprise (3 ou 4 pistes).
Plusieurs réunions ont eu lieu avec André Rouch (PNR), Jean François Rumens (Fédération Pastorale) et François Toulis, président de la Chambre d’Agriculture, a reçu la vingtaine d’éleveurs ariégeois qui travaillaient avec la fromagerie de Cescau.
Une nouvelle audience vient d’avoir lieu au tribunal. Lactalis, principal collecteur de lait dans le département de l’Ariège, représente le plus gros créancier du Cazalas et par une savante politique de rachat, le groupe se retrouve aujourd’hui actionnaire de 25% de la fromagerie (à l’origine Sylvie Doumenc était associée à la fromagerie Verdié, rachetée par l’Etoile du Vercors, elle-même rachetée par Lactalis).
Il y a de fortes chances pour que Lactalis propose un projet de reprise et ne s’embarrasse pas des producteurs de lait locaux.
Ce qui pousse les partenaires locaux (PNR, CG, CA, coopératives) à mettre sur la table un scénario de reprise qui tienne la route.
La première échéance du plan de continuité aura lieu en janvier 2013. Va-t-il être prolongé, sachant que la période d’observation ne peut légalement durer que 18 mois?
Aujourd’hui la fromagerie du Cazalas est un bel outil dans la tourmente. Les acteurs locaux se mobilisent pour la sortir de cette mauvaise passe et la faire perdurer. Vingt six emplois sont menacés.
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