DJA, ADIMIR, Contrats d’appui, ZRR avec leurs lots d’exonérations fiscales et sociales, etc… tous ces sigles peu évocateurs font partie du panel d’aides financières, subventions ou exonérations auxquelles peut prétendre un porteur de projet de création (reprise) d’entreprise.
Comme il n’est pas simple de se repérer dans le dédale d’aides disponibles, il reste compliqué aussi de bien définir son projet, savoir si on est l’homme (ou la femme) de la situation, si le projet qu’on porte va rencontrer son marché, sous quelle forme (juridique) avec quelles conséquence fiscales, sociales voire patrimoniales et même personnelles.
Pour y voir plus clair, peut-être franchir le dernier obstacle, une trentaine de porteurs de projets du Couserans préalablement identifiés par les services de Pôle Emploi, de tous domaines commercial, artisanal et de service, sont venus à l’invitation de la Maison Commune Emploi Formation assister à une séance d’échanges sur le sujet.
Face à eux, des représentants des divers organismes susceptibles de les accompagner au mieux dans leur parcours: Chambre de Commerce et d’industrie Territoriale de l’Ariège, Chambre de Métiers et de l’Artisanat de l’Ariège, Chambre d’Agriculture, Ariège Initiative, Pôle Emploi, ADIE, BGE (Créer), URSCOP, Midi-Pyrénées Expansion.
L’objectif de cette réunion qui s’inscrit dans la quinzaine régionale consacrée à la transmission-reprise création d’entreprise se situe là aussi: identifier les différents interlocuteurs qui peuvent concourir au succès «de sa petite entreprise»
Avec, en filigrane, faire passer le message qu’accepter d’être accompagné par toute une série de professionnels dans leurs domaines, et ce, de l’idée jusqu’au suivi de son activité une fois l’entreprise créée (ou reprise), est fondamental pour s’assurer d’un taux supérieur de survie passé le cap des deux premières années, souvent fatidiques.
Céline Casteras, qui a repris deux boutiques au cœur de Saint-Girons (en l’occurrence les boutiques Cache-Cache et Patrice Bréal comptant 4 employés tout de même), Jean Fort boucher-charcutier installé à Saint-Girons, et Cyril Papon à la tête de la Société de services informatiques Alsyor, sont tous trois venus témoigner sur leurs parcours, répondre aux interrogations de ceux qui comme eux veulent se lancer, démontrer que, bien accompagné, «c’est possible»
Cyril Papon présentant la particularité d’être hébergé en «couveuse», à Cap Couserans, moyen supplémentaire qui lui est ainsi donné de «finir de tester son entreprise»
Un après-midi très technique, riche d’enseignements, apte à étancher la soif d’entreprendre, d’y voir plus clair à tous points de vue.
In fine c’est bien «une manière d’agir pour l’emploi en Couserans dans une zone particulièrement défavorisée» que souligne le sous-préfet, Philippe Sauvannet venu lancer les travaux.
«Déminer le parcours du combattant, donner les moyens et les leviers» est un objectif assigné aux différents intervenants pour la réussite des projets individuels.
Car il faut «mettre en place une logistique matérielle, un accompagnement même moral, à défaut d’être toujours financier» complète Raymond Coumes, rappelant le rôle des collectivités pour la mise en place d’un «environnement favorable»
Car, autre message à retenir finalement, la «subvention n’est que la cerise sur le gâteau», rappellera Rémy Toulza, responsable de la structure d’accueil abritant la couveuse à Cap Couserans, «c’est bien la nature du projet qui est moteur de toute démarche, la capacité de passer de l’idée au projet»
Etre entouré, savoir mobiliser les compétences -expertises- d’accompagnement, trouver le juste équilibre entre son métier et sa vie personnelle font partie des clés que Céline Casteras met en avant dans son témoignage.
Rajoutant avec la fraîche ferveur de tout jeune entrepreneur: «aimer ce qu’on fait, être bien dans son projet»
Leçon d’entrepreneur, à son niveau, envers ses pairs. Reste maintenant à oser et franchir le cap, puis réussir à vivre de son activité. Maintes structures sont là pour ce faire.
Plus d’infos - un premier contact: Cap Couserans – 8, rue Notre-Dame à Saint-Lizier, 05 34 14 39 30
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