Un des derniers fleurons du textile en Pays d’Olmes est genou à terre.
Le tribunal de commerce de Foix a accepté la demande de liquidation de l’entreprise Sotap-Carol, un plan de liquidation de trois mois en attendant qu’un repreneur potentiel se présente.
La crise conjoncturelle a eu raison de cette entreprise familiale créée en 1926 par Marius Carol, un tisserand local qui se spécialise dans le cardé, chaine et trame.
En 1975, la fusion de deux sociétés, la Sotap (société de teinture Apprêts des Pyrénées) créée à Laroque d’Olmes onze années plus tôt par André Pouchodon et l’entreprise Carol, impulse un nouvel élan.
Rapidement la Sotap-Carol devient leader européen d’ennoblissement des textiles maille, sous-vêtements et lingerie fine. Les clients s’appellent Eminence, Dim, Athéna, Etam ou Chantal Thomas.
Dans les années 80, l’entreprise reprise par les frères Pouchodon, Henri et Jean-Pierre, complète sa gamme vers les vêtements de sport, les velours ou des tissus pour l’armée.
Au terme de deux restructurations et d’une période de vaches maigres, la Sotap-Carol ayant misé sur la recherche et le développement (R&D) s’attaque au marché de l’habillement avec la mise en place de nouveaux process autour de l’impression numérique.
Cela n’aura pas suffi, malgré l’investissement des deux frères Pouchodon, la société enregistre une perte de 50% du marché dans son secteur d’activité.
Face au coût du travail en Chine ou en Turquie, impossible de rester compétitif même avec un produit de haute valeur ajoutée (début 2011 la Sotap–Carol se voit décerner le 1er prix de l'innovation pour l’investissement Recherche sur la Réflectance Infrarouge appliquée sur des textiles du secteur militaire).
Mais face à la crise, les banquiers restent campés sur leurs positions, malgré l’autofinancement de certains investissements la trésorerie n’est pas suffisante.
Cet après-midi sur le perron du tribunal de Commerce, les frères Pouchodon n’ont pas souhaité faire de commentaires.
Ils sont prêts à travailler d’arrache-pied pour retrouver un repreneur, à exploiter la moindre piste.
«La famille Pouchodon c’est peut-être terminé, confiait Jean-Pierre, mais les projets sont là et les 90 salariés aussi. On fera le maximum pour les garder ou pour aider le futur repreneur à les garder!
D’ores et déjà nous avons une piste qui se travaille. Après quatre générations on a peut être perdu la main mais on continuera à se battre pour préserver ce savoir-faire ici»
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