Il y a un peu plus d’une semaine, la direction de la fromagerie du Cazalas repassait devant le tribunal de commerce de Foix.
Cette étape dans le cadre de la procédure de sauvegarde a ainsi permis de prolonger celle-ci jusqu’à mi-janvier et éviter le dépôt de bilan.
L’entreprise en mesure de sauvegarde a été confiée à maître Brenac, mandataire judiciaire, qui se charge de son administration.
Durant cette audience, l’entreprise Lactalis aurait signalé ne pas avoir obtenu de remise de créance par les banques et annoncé son intention de jeter l’éponge.
Lactalis, principal collecteur de lait dans le département de l’Ariège, représente en effet le plus gros créancier de la fromagerie du Cazalas.
Cet abandon peut s’expliquer par son manque d’intérêt pour le plan de continuation, et montre son attentisme face à la situation de l’entreprise.
Si elle devait être liquidée, alors Lactalis aurait la possibilité de la racheter à un coût intéressant pour elle.
La procédure suit donc son cours et permettra peut-être en janvier d’obtenir un dernier délai supplémentaire de 6 mois.
La fromagerie aurait ainsi pu réunir les conditions pour repartir de «ses propres ailes» et sans solutions extérieures.
La chef d’entreprise aurait proposé en outre la création d’une seule entreprise rassemblant les trois existantes à l’heure actuelle.
La fromagerie du Cazalas productrice de tomme fraîche, la fromagerie de La Core, société de commercialisation et d’affinage historique appartenant à Sylvie Domenc, et une dernière société de détention des marques.
Pour rappel, la fromagerie du Cazalas emploie 14 personnes, La Core 15.
A la fromagerie, on est inquiet mais on fait confiance à Sylvie Domenc.
«Ils sont inquiets, ne savent pas trop ce qu’il va advenir d’eux, mais ont confiance en Sylvie Domenc. On reste mobilisé derrière elle» souligne ainsi M. Jourget, directeur de production du site de Cazalas, en poste depuis deux ans maintenant.
L’homme rapporte un climat très incertain qui crée des inquiétudes palpables chez les employés. «Mais l’ambiance de travail reste bonne, on continue de travailler. On reste mobilisé pour l’emploi»
Et de préciser qu’en tous les cas, la porte de son bureau restait toujours ouverte aux salariés.
C’est un cumul de problèmes qui a entrainé la fromagerie là où elle en est aujourd’hui. D’abord, la crise de listeria qui a entrainé la perte de production et le manque à gagner.
Se serait alors greffé dessus un problème avec la station de méthanisation. Aujourd’hui, le fournisseur autrichien a trouvé et solutionné la panne. La station de méthanisation est repartie et produit entre 60 et 80 % des besoins de la fromagerie en énergie.
«Ça y est, tout est reparti et tout fonctionne normalement, l’usine à retrouvé sa qualité. Elle vient d’ailleurs de recevoir à Saint-Girons le Prix de Tomme des Pyrénées» ajoute M. Jourget.
En clair, mises à part les dettes du passé (listéria et problème de la station de méthanisation), tout est revenu à la normale et l’entreprise serait de nouveau bénéficiaire.
Reste le poids du passif. Le chiffre d’affaires progresse malgré tous ces soucis. La fromagerie aurait ainsi retrouvé son niveau d’avant crise.
Les clients reviennent et Sylvie Domenc ne ménage pas ses efforts en matière commerciale, pour trouver de nouveaux débouchés.
| 20 producteurs de lait principalement dans le Couserans approvisionnent la fromagerie du Cazalas La semaine dernière, les producteurs ariégeois ont assisté à une réunion avec les dirigeants de la fromagerie. La vingtaine de producteurs détiennent en effet 400 000 € de créances dans la société. La Chambre d’agriculture de l’Ariège a également effectué une réunion à l’intention des producteurs ariégeois. «Ce qui nous préoccupe avant tout, c’est l’avenir de ces 20 producteurs. Ils sont évidemment inquiets donc on essaie de les soutenir et de répondre à leurs interrogations» explique Emmanuel Lecomte, directeur de la Chambre d’agriculture. «Il semblerait que Sylvie Domenc ait repris la main. L’essentiel, c’est que l’entreprise perdure et que le lait soit valorisé dans des produits de qualité» estime le directeur. |
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