«C’est peut-être l’avenir» lance le Professeur Marie-Pascale Delchambre, gynécologue obstétricienne, responsable du service gynécologie obstétrique au sein du CHAC de Saint-Lizier.
En tous les cas une véritable prouesse technique sur laquelle revient Gérard Schaumburg, directeur des services d’informations, qui gère également le Pôle opérationnel des prestations médicales.
On se souvient que dans le cadre du projet RESATER, le CHAC a, avec nombre de partenaires, développé la télé-médecine.
Via une ligne interne et totalement sécurisée, développée par le Conseil Régional, le CHAC mais également d’autres établissements sanitaires (comme les EPAHD) peuvent transmettre en temps réel des radios de patients et correspondre avec des spécialistes à distance pour l’établissement de diagnostics pour certaines pathologies.
«Aujourd’hui, on utilise le même réseau sécurisé pour réaliser un test grandeur nature, avec l’accord de la patiente, sur la télé-échographie»
En l’occurrence, sous les yeux observateurs du Professeur Delchambre et autres internes, c’est le Dr Castex présentement basé au CHIVA qui réalise l’échographie à distance.
Dans la salle du CHAC, la machine manipulée par un personnel médical formé ausculte le ventre de la patiente et délivre ses résultats à l’ensemble des personnes, y compris via la connexion haut-débit au Dr Castex qui peut ainsi les analyser.
«Le CHAC est déjà en pointe en matière de télé-radiologie. Là, l’objectif de cette expérimentation est de confirmer le caractère concret, opérationnel et efficace de la télé-échographie à distance» explique M. Schaumberg.
«Le robot, commandé depuis le CHIVA par le Dr Castex, pilote directement la sonde échographe, précise-t-il, un manipulateur sera toujours nécessaire.
Contrairement à la radiologie, l’échographie doit se faire en dynamique, en réel. Obtenir des résultats pertinents et exploitables est une difficulté à surmonter.
Une telle machine est un investissement important, 70 K€ à elle seule.
La tester nous permet de faire tous les retours nécessaires vers le fabricant, notamment sur les améliorations à apporter»
Cadre de santé, directrice du Pôle technique du CHAC, Marie-Josée Montlibert en précise les usages: «de nombreuses applications peuvent s’entrevoir, dans le cas d’échographies, de suivi de grossesse comme ici mais aussi pour tous examens abdominaux, de la prostate des reins ou du foie»
Et de préciser aussitôt: «cette machine ne remplacera jamais l’observation in vivo par un vrai médecin ou un spécialiste.
Cependant elle peut être utilisée en période creuse, les week-ends ou pendant la nuit, lorsqu’il y a carence de praticiens.
Elle ne remplacera pas ce qui existe mais pourra permettre de pallier aux situations d’urgences qui requièrent des spécialistes non présents ou disponibles localement.
Elle est aussi une façon de lutter contre les déserts médicaux et la raréfaction des compétences ou les difficultés de recrutement, notamment de médecins radiologues»
Une machine qui permettra d’optimiser les conditions de travail de praticiens en place dont on ne compte plus les heures supplémentaires.
Une autre batterie de tests seront encore nécessaires. Si les résultats sont concluants le CHAC devrait se doter d’un tel échographe à distance, «cet appareil restera en milieu hospitalier uniquement»
Depuis 2009 et le premier prototype, la technologie s’améliore mais comme le confesse Marie-Pascale Delchambre, «rien ne vaudra jamais le coup d’œil et l’expérience d’un spécialiste»… qui devra toujours rester aux manettes.
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