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Plateau de Beille: le PGHM en exercice de début de saison pour prévenir en cas d'avalanche
21/12/2012 | 18:54
© MidiNews 2012

C’est un exercice mené systématiquement en début de saison par la peloton de gendarmerie de haute montagne pour travailler les protocoles d’actions en cas d’avalanche sur le massif ariégeois.

Il avait lieu vendredi au Plateau de Beille sur un espace spécialement dédié. Malgré le vent glacial, les équipes habituées à ce genre de climat ne se sont pas démontées.

«On effectue une préparation à l’avalanche de grande ampleur en tout début de saison. Il s’agit là de secours organisés et non d’auto sauvetage. En fait, on travaille sur les moyens qui vont être engagés pour la recherche de victimes en avalanche» explique Jean-Louis Hildenbrand, commandant du PGHM en Ariège.

C’est une trentaine de participants qui ont été mobilisés pour l’exercice 2012: 20 gendarmes de brigades qui font partie du groupe montagne gendarmerie, 8 personnels du PGHM ainsi que 4 médecins du SMUR montagne.

Après avoir écouté un petit rappel didactique de l’intervention en avalanche, les participants ont procédé à deux ateliers pratiques. Le premier de sondage où sont apprises les différentes sortes de sondages.

Elles permettent de reconnaître la présence d’un corps par rapport à la présence du sol ou d’une croûte de regel.

Le second atelier consistait en l’utilisation des appareils de recherche de victime d’avalanche (ARVA) ou du système RECCO, disponible sur toutes les stations de ski et également dans les organismes de secours.

«Un exercice primordial pour ne pas laisser de place à l’improvisation»

La dernière étape de la journée consistait en la reconstitution d’une «vraie fausse avalanche»

Sur un terrain d’action ciblé, cinq personnes représentées par des mannequins ont été ensevelies.

Elles devaient être retrouvées soit grâce à l’aide de chiens, soit par vague de sondage. A chaque victime étaient attribuées des problématiques médicales différentes de manière à ce que les médecins puissent eux aussi travailler.

«Les victimes d’avalanche sont en général polytraumatisées, asphyxiées et parfois en hypothermie. Ce sont alors de grosses problématiques de médicalisation.

Il est nécessaire que les médecins du SMUR montagne participent pour également se rappeler leur protocole d’action sur les victimes de ce type
» souligne Jean-Louis Hildenbrand.

Sur place étaient présents deux chiens, qui sont utilisés pour la recherche de victime en cas d’intervention sur avalanche. L’un d’eux poursuivra sa formation dès le mois de janvier à Montgenèvre dans les Alpes.

Même si les avalanches sont relativement rares en Ariège, le commandant du PGHM certifie l’importance de la tenue d’exercice de grande ampleur.

«C’est une problématique extrêmement importante parce qu’une intervention en avalanche demande beaucoup de discipline, beaucoup de schémas à reproduire sur le terrain. C’est un exercice où il faut vraiment être préparé car il ne supporte pas l’improvisation» conclut le commandant.

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auteur: Anne-Sophie Fontanet | publié le: 21/12/2012 | 18:54 | Lu: 12064 fois