Université d'été du Medef: «Emmanuel Macron est réaliste» confirme Josiane Gouze-Fauré présidente du Medef ariégeois
L’édition 2015 de l’Université d’été du Medef a pris cette année un tour particulier avec en toile de fond la jeunesse.
En effet Pierre Gattaz a souhaité en faire un de ses axes d’action prioritaires. «Les jeunes sont un de nos principaux atouts et ce sont eux qui feront le monde de demain» a-il indiqué dans son discours introductif.
Des ateliers, tables rondes pour décliner les principaux atouts et enjeux qui permettront aux jeunes Français de relever les défis. Mais pour donner envie aux jeunes d’inventer, d’entreprendre, de réussir, la France doit selon lui redevenir compétitive et conquérante.
Difficile de galvaniser les foules devant l’optimisme très mesuré des chefs d’entreprises: «la situation économique est peu enthousiasmante avec une croissance en tôle ondulée et des réformes qui tardent à venir»
C’est dans ce contexte encore anxiogène que la présidente du Medef ariégeois s’est déplacée sur le campus d’HEC à Jouy en Jossas (Yvelines): «Pierre Gattaz a toujours le même leitmotiv, son engagement pour que le pays retrouve le chemin de la croissance et de l’emploi.
Mais avec une croissance nulle au deuxième trimestre, il a exhorté le gouvernement à prendre ses responsabilités, notamment en demandant une accélération des réformes, en transformant le crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice) en baisse de charges dès 2016 et en avançant vers davantage de flexisécurité pour les employeurs…
Il faut démontrer que les jeunes et les entreprises ont les moyens de passer à l’offensive».
Josiane Gouze-Fauré revient sur le phénomène Macron qui sans le vouloir (!?), a fait le buzz de cette université d’été (comme ce fut le cas l’an passé avec Manuel Valls et sa déclaration d’amour au patronat).
«Votre responsabilité, c’est de prendre part de ce mouvement de transformation de notre économie, a déclaré le ministre de l’Économie.
Ce n’est pas le gouvernement seul qui peut y répondre a-t-il ajouté et reprenant le discours d’investiture du Président John Fitzgerald Kennedy: «ne vous demandez pas ce que le pays peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour le pays».
Plus loin dans son discours Emmanuel Macron poursuit: «la gauche a pu croire à un moment, il y a longtemps, que la politique se faisait contre les entreprises, ou au moins sans elles.
Qu’il suffisait de décréter et de légiférer pour que les choses changent. La gauche a pu croire, il y a longtemps que la France pourrait aller mieux en travaillant moins. Tout cela est désormais derrière nous», soulevant un tonnerre d’applaudissements.
«C’était un bon discours, ponctue la représentante des patrons ariégeois, aujourd’hui consciente de l’onde de choc qu’il a propagé dans le microcosme politique».
Mais Josiane Gouze-Fauré qui se veut apolitique n’a pas été séduite par le jeune ministre de l’Économie, préférant les actes aux paroles: «ce n’est pas un discours politico-politicien, mais un discours réaliste.
Je ne sais pas si demain le gouvernement pourra se passer de Macron, mais il a eu aujourd’hui le courage de dire bien haut ce que nombreux pensent tout bas: il faut revenir aux fondamentaux et à la valeur travail.
Je ne suis pas dans les arcanes du pouvoir, Emmanuel Macron a peut être bousculé les caciques du PS, mais son discours était plus réaliste, plus sincère aussi, ce qu’il dit, il le pense.
Cependant il faut raison garder, il était devant un parterre de chef d’entreprise, il est logique d’adapter le ton à son auditoire».
Mais revenant sur le fond des propos tenus par le ministre de l’Économie : «il est conscient que les entreprises souffrent, la croissance n’est pas au rendez-vous. L’entreprise amène de l’emploi, mais sans croissance pas d’embauche.
C’est pour cette raison qu’il faut avancer dans les réformes». Revenant sur les jeunes, le fil conducteur de cette université d’été: «les générations Y ou Z n’ont pas connu la crise, ils n’ont pas les mêmes codes, les mêmes manières de fonctionner, travailler que nous, il faut que le monde de l’entreprise en tienne compte…
Je suis convaincue que l’entreprise peut offrir beaucoup de choses quand la société ne propose plus rien».
Si Pierre Gattaz a parlé des missions des territoires, un thème cher à la responsable du Medef ariégeois, de politique concertée, de plans d’action, la réforme du Code du travail constitue également un chantier incontournable pour les investisseurs et les chefs d’entreprise: «parmi les intervenants invités dans le cadre des conférences, nous avons eu la chance d’écouter Matthew Hancock, ministre britannique de la réforme de l’État.
En Angleterre la législation du travail tient en 60 pages alors qu’ici le code du travail et son empilement de lois est tellement complexe, illisible qu’il est devenu inutilisable» poursuit la présidente du Medef ariégeois, heureuse de voir que de Manuel Valls s’est emparé de cette réforme.
«Ces universités d’été sont importantes par les rencontres que l’on peut y faire et les échanges que l’on peut avoir autour de l’entreprise, car pendant trois jours on ne parle que de ce sujet-là».
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