Face à un «code rural vague» et devant «un nombre important de cours d’eau, mal entretenus» c’est dès les années 2000 que le Sycocerp, syndicat regroupant 67 communes du Couserans et de Haute-Garonne prend la compétence rivière pour développer auprès des communes membres un service de gestion de la végétation des berges et du lit des rivières.
La récente adhésion de la ville de Saint-Girons à ce service mutualisé, qui gère aussi le transport à la demande (voir notre article du 2 avril 2013), a permis à son président, Daniel Artaud, assisté du chargé de mission rivière, Gilles Domenc de revenir sur les caractéristiques et actions de ce syndicat qui œuvre pour un environnement plus attrayant des cours d’eau couserannais et incidemment des paysages qui profitent à tous.
Mauvais entretien, embâcles, et autres obstacles parfois générateurs d’inondations ou tout simplement d’impacts visuels négatifs, sont le lot quotidien du service rivière, un véritable travail de fourmi qui nécessite une approche précautionneuse quand on sait que «la moindre pierre joue un rôle sur la biodiversité et l’écosystème local»
Connaître la rivière sur les 250 dernières années
D’interventions ponctuelles menées à l’échelle d’un cours d’eau jusque des actions plus larges sur l’ensemble du bassin versant Adour-Garonne, «nous gérons près de 300 km de cours d’eau» détaille Gilles Domenc.
Un poste financé à 20% par les collectivités adhérentes, les conseils régional et général et pour 60% par l’Agence de l’eau, qui devrait s’adjoindre prochainement d’un deuxième poste de technicien.
Inscrit dans le cadre de programmes pluriannuels de travaux d’entretien et de gestion des cours d’eau et milieux aquatiques, les travaux sont eux financés à 80% par l’Agence de l’eau Adour-Garonne.
Prochainement des travaux sur les cours d’eau du Lez, du Baup et du Salat vont être mis en œuvre sur la ville de Saint-Girons. Travaux permis grâce à son adhésion récente et qui font regretter au président «l’absence de Moulis, Saint-Lizier et Caumont»
Mais le gros morceau à venir est la réalisation d’une étude hydro-morphologique portant sur l’ensemble des bassins versants (Adour-Garonne et Salat-Volp).
«Une avancée très forte» pour le président, qui va permettre de «faire un état des lieux de chaque cours d’eau, connaître son fonctionnement sur les 250 dernières années et permettre ainsi d’anticiper et mieux planifier tous les travaux et aménagements futurs (entretien, constructions, barrages, bâtiments nouveaux, etc.)» complète son technicien.
Une approche fine qui complètera utilement les plans de prévention des risques établis sur la zone. «Nous privilégions beaucoup la communication amont sur nos projets pour impliquer l’ensemble des parties prenantes mais aussi faire prendre conscience à chacun que tout cela coûte de l’argent public» note le président.
«Nous avons de la chance ici d’avoir des cours d’eau d’excellente qualité. Seul le Volp a fait l’objet d’une injonction européenne d’amélioration de sa propreté d’ici 2015 sous peine de sanctions financières. Cette étude nous permettra de mettre en lumière les causes de pollution et d’y porter remède» souligne Gilles Domenc.
Objectif recherché sur ce cours d’eau comme tous les autres: préserver la qualité de l'eau pour tous les utilisateurs.
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