Le couperet inattendu est tombé ce mercredi. Les 180 000 euros initialement dédiés par dotation de l’Etat à la construction de cabanes pastorales ne seront finalement pas versés.
Et ce malgré l’engagement en mars dernier d’1,3 millions d’euros de dotations d’Etat annoncées pour soutenir la politique agricole de massif en 2013.
«Cette nouvelle nous inquiète car elle est inattendue et qu’elle se justifie uniquement par des raisons financières. Quid de l’élevage en montagne d’ici 2020 ?» se questionne Pierre Poullain, chargé de mission de l’ACAP (Association des Chambres d’Agriculture des Pyrénées).
Depuis 2008, ce sont 15 cabanes qui ont été financées dans le massif pyrénéen pour un montant de 2 millions d’euros. Globalement, dans le département de l’Ariège, on comptabilise 200 cabanes pastorales.
Trois dossiers avaient été déposés ce mois-ci, aucun ne pourra donc être financé. «Cette coupe franche sur les cabanes empêche tous les projets d’être entrepris. Ces rénovations ont avant tout pour but d’assurer des conditions de travail basiques pour l’éleveur avec eau courante et électricité. Ce n’est pas le luxe, c’est juste la base» souligne Pierre Poullain.
L’ACAP précise aussi que plus d’une dizaine de projets sont concernés sur l’ensemble du massif, mettant en cause les conditions de travail sur ces estives pour les prochaines années.
Au total, 200 éleveurs sont directement impactés.
Faire pression pour débloquer les fonds de 180 000 €
Après plusieurs mois de travail pour la conception des dossiers pour chaque cabane, cette décision est vécue comme injuste et injustifiée pour les chambres d’agriculture qui soutiennent ces projets. Des travaux portés par les éleveurs et par les collectivités territoriales du massif.
«L’arrêt des crédits dédiés aux cabanes en 2013 met un frein à une dynamique territoriale cruciale pour l’élevage et porteuse de croissance pour l’ensemble des territoires» soutient l’ACAP.
«On a besoin d’un engagement fort de l’Etat pour le pastoralisme en permettant un investissement intelligent dans le futur par deux biais, celui d’un fonds d’investissement et par l’accompagnement des filières» précise le chargé de mission.
D’ores et déjà, Jean-Michel Anxolabehere, président de l’ACAP, a adressé une lettre à Jean-Marc Ayrault, Premier ministre et responsable de la DATAR (le fonds français sollicité) ainsi qu’au préfet responsable DATAR en France.
Il y demande qu’une solution soit trouvée et que le Conseil National de la Montagne du 29 avril marque l’engagement ferme de l’Etat à soutenir le développement des politiques agricoles sur les Pyrénées.
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