Mouvement national ce vendredi impulsé par le syndicat agricole majoritaire, la FNSEA, pour réclamer des mesures face à l’augmentation exponentielle des charges des agriculteurs et aux menaces qui planent sur l’élevage et ses filières.
Au niveau local, pas d’actions démonstratives, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs ont préféré organiser une table ronde avec le préfet de l’Ariège, les deux députés et le conseiller du président du Sénat pour les alerter des difficultés que rencontre le monde de l’élevage.
«Le désarroi des agriculteurs est grand» explique Hervé Peloffi, président de la FDSEA
«Mais nous avons préféré jouer la concertation, le dialogue. Nous avons eu l’agréable surprise de l’écoute de nos élus face à nos difficultés.
C’est très important de sensibiliser Frédérique Massat qui est également présidente de l’ANEM pour que l’agriculture de montagne soit une priorité.
L’élevage connaît des difficultés importantes, les cours des céréales et des correcteurs azotés ont augmenté, sans parler de l’énergie et à côté de cela le prix de vente n’évolue pas dans les mêmes proportions» regrette le responsable syndical qui dénonce aussi la grande distribution: «ils cherchent à nous acheter pour qu’on arrête de leur mettre la pression»
Quant aux producteurs de lait, selon les responsables syndicaux ariégeois, ce n’est pas l’enveloppe de 20 M€ que leur a promis le ministre de l’agriculture qui va apaiser leurs difficultés: «le prix du lait ne couvre pas les charges, ce ne sont pas 2 ou 3 centimes qui vont solutionner le problème; nous voulons une règle à travers une loi qui définisse les règles du jeu; au moins qui nous permette de répercuter l’augmentation de nos coûts de production…
On a besoin d’un gendarme qui dise attention il y a une façon de jouer et quand il y a du hors jeu le signaler… on n’a pas le droit de faire produire des gens à perte»
Dans l’immédiat la FDSEA demande le soutien des banques pour passer ce cap difficile
Parmi les doléances des agriculteurs ariégeois, le soutien de l’agriculture de montagne car ils rencontrent des difficultés (estives, conditions climatiques, prédations…) et elles doivent être prises en compte par la politique agricole commune: «il faut un renforcement de l’ICHM, l’indemnité compensatoire de handicap, qui doit être revue car on a peu de moyens aujourd’hui de différencier notre département pourtant handicapé par la montagne ou les coteaux secs. L’ICHM doit être un levier qu’il faut réactualiser»
Enfin pas de mystère si l’on veut une agriculture ariégeoise pérenne, «il faut avoir l’intelligence de garder la production agricole sur le territoire, chose que l’on n’a pas fait pour l’industrie !» et pour cela l’y aider. Le message est passé.
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