Médiévales: le retour des bâtisseurs au château de Foix

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Pas de cris de guerre ou de bruits d’armes qui heurtent des boucliers ou des cottes de mailles pour ces médiévales d’octobre au château. Les visiteurs ont découvert le travail des bâtisseurs et la vie quotidienne du moyen âge.

C’était l‘occasion de présenter au grand public une autre vision de cette période loin des clichés de noirceur et de violence. La vie pouvait être douce, paisible et à l’image des costumes des différents intervenants, particulièrement colorée.

La troupe qui assurait l’animation de ces journées connait bien les lieux, car habituée de cet évènement. Le «Petit Meschin» a déjà occupé les murs du château et leur culture du quotidien moyenâgeux est à la hauteur de leurs compétences historiques. On les croirait sortis des «visiteurs», la mauvaise odeur en moins.

Depuis le moyen âge les techniques de construction ont bien évolué, mais l’échafaudage a perduré. Aujourd’hui en métaux légers, il était à l’époque en bois comme celui qui était adossé à la tour de l’Arget. Du côté de la tour carrée, un autre type de structure était présentée au public, un «échafaudage volant» et sa grande roue permettant de hisser une nacelle le long des murs.
Les médiévales, un rendez-vous désormais familier
Sur l’une des terrasses, différentes échoppes présentaient des artisans utilisant les méthodes et le matériel de l’époque pour forger clous et plaques d’armure, fabriquer des bougies avec patience et minutie. Le bardelier initiait à l’art du couvrage des toits.

On pouvait également prendre un cours d’urbanisme, clin d’œil aux bastides telles que Mirepoix, grâce aux conseils avisés du maître d’œuvre qui supervisait la construction de l’édifice.

Le tailleur de pierre, ciseau et maillet en main, faisait la démonstration de son art et permettait aux volontaires, petits ou grands, de tailler leur pierre ou du moins de s’y efforcer. Il fallait écouter les conseils et les recommandations du maître pour arriver à une réalisation convenable.

Plus loin le cordier, ou plutôt la cordière, révélait les secrets de son art et à partir de quatre fils de chanvre tendus et entrelacés grâce à une immense roue, donnait naissance à un cordage épais et solide. Elle réalisait également une sorte de «scoubidou géant» en corde, destiné à amortir les coups de maillets du tailleur de pierre.

Mais pas de château fort sans cour d’amour et sans troubadours! Les «Tornals» ont enchanté les lieux de leurs mélodies anciennes, danses et jongles.

Comme il est souvent difficile de trouver un restaurant ouvert le dimanche midi dans le centre historique de la cité comtale, quelques établissements ont choisi d’ouvrir ce dimanche midi afin de répondre aux demandes des touristes venus nombreux pour ces médiévales.

En effet, plus de 1 000 personnes ont visité cet immense chantier pour la seule journée de dimanche «ce qui équivaut à une journée du mois d’août» déclare Mathieu Lagarde directeur du SESTA qui gère le château comtal.

Cette année, pour la première fois, des médiévales de printemps avaient été organisées et la satisfaction du public et la fréquentation encouragent à renouveler cette manifestation au printemps 2016.

Au détour des coursives on pouvait entendre parler anglais, catalan ou espagnol. Certains touristes étrangers avaient choisi ce week-end en particulier pour assister à ces deux journées de médiévales fuxéennes, preuve que cette manifestation est devenue un rendez-vous régulier et reconnu.

FF | 12/10/2015 - 19:16 | Lu: 2821 fois