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Chiva: «La Pneumologie s'asphyxie... la mobilisation s'amplifie»
20/05/2011 | 21:03
© MidiNews 2011

C’est en ces termes que les infirmières du service pneumologie au Chiva ont résumé sur leur dernier tract (distribué depuis hier sur le rond-point) l’avenir de ce mouvement de grève entamé depuis mardi dernier, qui se poursuit et entend s’installer dans le temps face à «l’immobilisme de la direction»

Et pourtant les personnels grévistes font du bruit et sont visibles de loin.

En effet, le syndicat CGT Santé a installé son grand barnum devant les entrées de l’hôpital ariégeois tandis que des banderoles aux slogans évocateurs se déploient sur les grilles de l’établissement de santé.

Selon les infirmières de l’unité pneumologie: «la charge du travail est importante pour plusieurs raisons: tout d’abord la charge des malades respiratoires, cancéreux en cours de traitement et en fin de vie nécessite une surveillance de tout les instants, les gestes techniques inhérents à cette spécialité augmentent et nous devons faire face à un accroissement des flux d’entrée sans pour autant avoir un personnel dimensionné pour cela.

Depuis décembre 2010 s’est ajoutée la mise en place du dossier de soins informatisés qui demande une implication personnelle non négligeable.

On a pu constater que cette prise en charge technique et informatique se fait au détriment de la prise en charge humaine du patient.

Nous tirons aujourd’hui la sonnette d’alarme car il en va de la qualité des soins administrés aux patients!
»

Les revendications concernent donc: une augmentation des effectifs (de jour et surtout de nuit), des heures supplémentaires rémunérées, une trame de travail respectée, un repos rémunéré et non récupéré «au bon vouloir de l’encadrement»

Des revendications qui sont expliquées aux patients et visiteurs sur site: «nous sommes soutenues» ajoute Virginie physiquement marquée par ce bras de fer.

«On continuera le temps qu’il faudra» ajoute-t-elle sans hésitation.

Les effectifs grévistes entendent poursuivre le mouvement.

Un mouvement qui s’inscrit dans le paysage «calamiteux» de la santé dans le département de l’Ariège comme l’indique Christophe Couderc, secrétaire général de l’UDCTG.

«Nous avons monté un collectif et nous organisons vendredi 17 juin un voyage à Toulouse pour manifester notre mécontentement sous les fenêtres de l’ARS»

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auteur: Laurence Cabrol | publié le: 20/05/2011 | 21:03 | Lu: 13291 fois