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Aérodrome de Pamiers-Les Pujols: la fin des hostilités
26/05/2011 | 20:56
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Après des années de conflit, les utilisateurs de l’aérodrome et les riverains ont réussi à se mettre d’accord autour d’un texte.

Un «code de bonnes pratiques des usagers» de l’aérodrome signé ce mercredi.

Il est le résultat du travail d’une commission réactivée par le sous-préfet il y a un peu plus d’un an, et qui avait réussi à remettre tout le monde autour de la table:

Les représentants des professions aéronautiques (chambre de commerce et d’industrie, le 1er RCP, l’aéroclub et le centre d’école de parachutisme sportif), les représentants des collectivités locales (conseil régional, conseil général, maire des Pujols, de La Tour du Crieu et de Saint-Amadou), et les représentants des associations des riverains et de protection de l’environnement.

Première avancée: pour prévenir les nuisances sonores, le Plan d’Exposition au Bruit (dit PEB) sera réactualisé.

Une enquête publique est d’ailleurs prévue sur les six communes impactées: Les Pujols, La Tour du Crieu, Saint-Amadou, Verniolle, Les Issards et Coussa.

Puis, les rencontres ont abouti sur ce «code de bonne conduite», incarnant le compromis.

Le nombre de vols de nuit par exemple sera limité à 12 par an pour l’aéroclub, et à deux soirées pour le Paraclub.

Autre exemple: les usagers s’engagent aussi à ne pas faire de tours de piste ou de largages de 12h30 à 14h.

Il faut savoir que sur l’espace aéroportuaire d’environ 70 hectares, 17 000 «mouvements» (c’est à dire décollage et atterrissage) sont effectués par an.

Les riverains se plaignent surtout des nuisances sonores liées à ces activités.

C’est la CCI (chambre de commerce et d’industrie de l’Ariège) qui assure la gestion du site.

Et malgré cette signature, il est toujours question pour Paul-Louis Maurat (son président) de développer l’aérodrome, «c’est un vrai argument économique pour l’Ariège et aussi un vecteur de création d’emplois»

Pour preuve: l’installation il y a peu d’une nouvelle société spécialisée dans les travaux héliportés: Helibearn. Ou encore l’installation d’un détachement aérien de la gendarmerie.

Mais ces développements se feront désormais sur la base de l’accord signé.

De quoi rassurer Yves Ripoche, à la tête d’une association de défense des riverains (regroupant 300 familles) qui se réjouit après dix ans d’efforts, «le dialogue a été difficile, il a été rompu, il a été renoué»

Aujourd’hui, il parle d’un texte qui est un «signe de respect mutuel»

Il a été conclu pour deux ans. Et sera ensuite reconduit, en prenant compte des éventuelles améliorations qui auront été adoptées.

actualites Ariege
auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 26/05/2011 | 20:56 | Lu: 12071 fois