Une campagne n’est pas un long fleuve tranquille... la candidate aux primaires du parti socialiste Martine Aubry (qui devait être en Ariège ce jeudi) s’est finalement envolée pour Berlin, afin de rencontrer son homologue allemand Sigmar Gabriel.
Si la rencontre aux Talcs de Luzenac pour parler réindustrialisation a été annulée, le buffet républicain organisé à l’Estive à Foix a bien eu lieu.
Et cela en présence des soutiens à Martine Aubry: Henri Emmanuelli, Augustin Bonrepaux (président du Conseil général de l’Ariège), Frédérique Massat (députée de l’Ariège), ou encore Martin Malvy (président de la Région Midi-Pyrénées).
L’occasion de soutenir la candidate qui a enregistré un message vidéo pour expliquer les raisons de son absence: «ce budget qui est voté en même temps en France et en Allemagne m’a amenée à accepter l’invitation de Sigmar Gabriel (le chef de l’opposition à Angela Merkel, président du SPD).
Pour que lui et moi, nous puissions montrer aux Européens (et bien sûr aux Allemands et aux Français) ce vers quoi nous envoient les droites (celle de Sarkozy et de Madame Merkel): vers une austérité qui ajoute de la crise à la crise, sans aucune régulation de la finance, et sans aucune politique européenne pour relancer l’économie et pouvoir refaire une Europe au service des hommes»
«Je pense qu’il fallait qu’elle y aille» assure Henri Emmanuelli, «on a une crise grave en Europe. Et il n’y aura pas de solutions sans collaboration entre les Français et les Allemands»
Et celui qui n’a jamais été un fervent partisan des primaires a aujourd’hui accepté les règles du jeu, «je pense que le premier secrétaire du Parti devrait être le candidat quasi naturel du Parti.
On en a décidé autrement, et ça peut aussi être une expérience très intéressante. Ça va se jouer sur le fait que les Français aillent voter ou pas»
Avec cette échappée allemande, Martine Aubry a en tout cas réussi à se donner une stature européenne.
Quant à Henri Emmanuelli, il continue à défendre l’image ancrée à gauche de sa candidate, «je ne dirai rien des autres. Mais je crois qu’aujourd’hui la primaire ne peut pas se limiter à une bataille pour savoir si l’austérité sera de gauche ou de droite!
La bataille est de savoir si il y a un rebond possible ou pas. Elle est la mieux à même d’incarner ce rebond»
Martine Aubry a promis qu’elle trouverait un autre moment pour revenir en Ariège.
- Le Pays des Pyrénées cathares entre en résistance contre l'éolien industriel
- L'Ariège en route vers les législatives
- Eclairage public: qu'est-ce qu'on éclaire et quand?
- Mouvement de «ras le bol» chez les policiers ariégeois
- La réintroduction de l'ours ou la face cachée d'un conflit
- Aigues-Juntes: le village d'irréductibles gauchistes a voté
- Ariège: où sont parties les voix du Front National?
- Second Tour en Ariège: les résultats à la loupe
- 2ème tour: un raz de marée rose pour l'Ariège socialiste
- Les défenseurs de l'éolien donnent du souffle au projet du Pays des Pyrénées Cathares

fermer les commentaires
ajouter un commentaire
Les commentaires sont libres d'accès.




