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Vallées d'Ax: Michel Naudy maintient ses accusations
23/09/2011 | 20:05
© MidiNews 2011
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«L’Affaire du Santoulis» (ndlr: du nom de la maison de retraite de Luzenac), présentée également comme «L’Affaire Peyronne-Loubet-Bonrepaux» connaîtrait-elle un nouveau rebondissement ?

Oui, à en croire Michel Naudy qui, à l’occasion d’une conférence de presse organisée il y a quelques jours à Foix, a réitéré les accusations déjà portées en début d’année à l’encontre de Pierre Peyronne, maire d’Ax-les-Thermes, Christian Loubet, président de la Communauté de communes des Vallées d’Ax et Augustin Bonrepaux, président du Conseil général de l’Ariège (voir notre article du 7 février 2011).

Retiré des plateaux de télévision, mais pas de la vie publique, le journaliste d’investigation revendique aujourd’hui une «parole libre» dont il entend user pour dénoncer des fonctionnements peu avouables en terres ariégeoises, et au-delà.

Avec un dénominateur commun: le CRP Consulting, entreprise de conseil, d’étude et de formation implantée au cœur de l’agglomération toulousaine.

Petit rappel des faits.

Michel Naudy: «tout porte sur une délibération prise par la Communauté de communes des Vallées d’Ax au mois de juillet 2008, délibération dans laquelle il apparaît que M. Pierre Peyronne, maire d’Ax-les-Thermes et délégué de la communauté de communes, vote à M. Peyronne Pierre, directeur général du CRP Consulting, une subvention pour étude…

Sur les instances du Préfet, cette délibération extrêmement fautive, c’est le moins que l’on puisse dire, a été rectifiée. A l’issue de cette rectification, un marché public a été passé concernant la maison de retraite du Santoulis.

Un marché truqué puisqu’il a été passé au lendemain de la délibération qui avait d’ores et déjà accordé le marché au CRP Consulting, premièrement; et deuxièmement qui n’a pas été mis en concurrence parce que les deux autres entreprises n’ont pas été contactées par la communauté de communes et donc n’ont pas pu étudier un dossier qu’elles n’ont pas eu
» (1)

Saisi de cette affaire, le Tribunal administratif de Toulouse a pris, selon Michel Naudy, «une décision étrange» le déboutant de sa requête (voir notre article du 8 mars 2011).

Pour le requérant, cette décision est sans valeur car il s’agit «d’une décision purement formelle. Le Tribunal administratif ne porte en aucun cas appréciation du fond de l’affaire»

Pourquoi, alors, ne pas faire appel de cette décision ?

Pour Michel Naudy, «un avocat au Conseil d’Etat (ndlr: instance de recours) coûte 6.500 euros… Evidemment, ce qui est de la possibilité d’une collectivité, l’est moins d’un particulier imposable à Ascou»

Faute d’appel, Michel Naudy souligne cependant que «la légitimité de la démarche est établie» du fait de la nomination d’un juge d’instruction toulousain, consécutivement au désaisissement du procureur de la République de Foix au profit du TGI de Toulouse.

«Si cela avait été fariboles, le procureur de Foix n’aurait pas transmis le dossier à Toulouse, lequel n’aurait pas fait atterrir sur le bureau d’un juge d’instruction»

Preuve est faite ?

Non, car Michel Naudy avoue ne pas avoir de preuves, «c’est désormais le travail du juge d’instruction»

Une affirmation qui interpelle, tel un écho à une petite phrase lâchée au cours de la même conférence de presse relative à un autre élément versé au dossier: «je vous le livre comme on me l’a livré, de sources sûres évidemment»

S’ensuit une argutie évoquant successivement «les 120 agents territoriaux des vallées d’Ax, des amis, des amis, des amis, des amis…», les supposées relations avec les Bouches du Rhône de Jean-Noël Guérini, les menaces proférées à son encontre et pour lesquelles il a déposé un signalement à la gendarmerie d’Ax-les-Thermes, etc.

Un dossier qui n’a pas fini de faire couler de l’encre en Vallées d’Ax. Mais n’est-ce pas, là, le but recherché ?

Sollicité, Augustin Bonrepaux, Président du Conseil général de l’Ariège n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet.

(1) En mars, lors d’une réunion publique à Luzenac, Christian Loubet, Président de la CCVA, répondait qu’un avis d’appel public à la concurrence avait bien été affiché et adressé avec le cahier des charges à trois entreprises différentes, mais que, seul le CRP Consulting avait répondu.

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auteur: PB | publié le: 23/09/2011 | 20:05 | Lu: 12827 fois