Que ce soit au sujet du Club Ariège-Pyrénées Investissement (CAPI), du CRP consulting, ou de marchés publics concernant le SMDEA (syndicat mixte départemental de l’eau et de l’assainisement), depuis quelques jours, la toile s’agite autour de diverses «affaires»
Toutes ont un point commun: elles mettent en cause des élus du Conseil général de l’Ariège.
Un des porte-voix de ces attaques est Jean-Pierre Petitguillaume.
Candidat malheureux aux élections cantonales (soutenu par Europe Ecologie et le Front de Gauche sur le canton de Vicdessos), il a créé avant l’été un site internet «Le Turbulent», et anime ce qu’il appelle le «Collectif Anti Corruption Ariégeois»
Autre personnage à l’origine des mises en cause: Michel Naudy.
Le journaliste à la tête du cercle Lakanal, habitant d’Ascou, ne s’est pas retiré de la vie publique, et porte depuis plusieurs mois des accusations concernant «l’attribution suspecte d’un marché public au CRP Consulting, dirigé par Pierre Peyronne, maire d’Ax-les-Thermes» (voir notre article du 7/02/2011).
Depuis plusieurs jours, il diffuse un communiqué affirmant que le président du Conseil général Augustin Bonrepaux serait sur le point d’être mis en examen.
Aujourd’hui, celui-ci réagit à ces attaques «qui entretiennent un climat de suspicion», et qui selon lui ne sont pas «d’ordre politique», quand «pour la plupart, elles sont sans fondement»
Des attaques personnelles? «Dans ma carrière, que ce soit en tant que maire, député, ou au Conseil général, je n’ai jamais vu ça. Depuis trois ans, je ne fais que des procès !»
Concernant une éventuelle mise en examen, «tout ce qui se raconte est faux» riposte Augustin Bonrepaux, «j’ai été entendu par la police judiciaire de Toulouse le 11 octobre à ma demande.
Car je trouvais que la justice mettait trop de temps, et que cela causait beaucoup de dégâts»
Preuve à l’appui, Augustin Bonrepaux s’appuie sur le courrier (daté du 16 août) qu’il a envoyé au juge d’instruction dans lequel il demande «à nouveau avec insistance que cette affaire soit instruite dans les meilleurs délais afin que la justice puisse faire toute la lumière promise par le procureur Leroy» (ancien procureur de l’Ariège).
Augustin Bonrepaux a donc été interrogé exclusivement sur le dossier du SMDEA (en sa qualité de président).
Christian Loubet (président de la communauté de communes) l’a été sur le dossier de la maison de retraite Santoulis, «voila la réalité des faits: les auditions ne sont pas terminées. L’officier de police n’a pas encore rendu son rapport au juge»
Sur le champ de bataille juridique, le président du Conseil général a déposé une plainte en diffamation contre Jean-Pierre Petit Guillaume, «d’abord pour les propos qu’il a tenus sur le syndicat départemental des collectivités électrifiées. La semaine prochaine, ce sera sur le syndicat de l’eau et l’assainissement»
Quant à d’éventuelles poursuites à l’encontre de Michel Naudy, «rien n’est exclu mais chaque chose en son temps !»
Au sujet du CAPI (le club Ariège Pyrénées Investissement, financé par le département dans le but d’attirer des investisseurs en Ariège), qui déclenche aussi la polémique suite à la propagation d’un rapport d’audit rédigé par son ancien trésorier, on devrait en savoir plus mercredi prochain.
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