Lors de son allocution devant les représentants de la presse locale qui avaient fait le déplacement à Saint-Girons ce jeudi 17 novembre, Henri Nayrou est revenu sur les sujets qui lui tiennent à cœur.
Bien sûr, l’annonce de son retrait progressif de la vie politique publique aura été au cœur des échanges, studieux et conviviaux.
Pour autant, brandissant les valeurs «d’équité et de respect» auxquelles il croit et qui ont motivé son engagement politique, Henri Nayrou est revenu sur le Projet de loi des Finances 2012 en discussion à l’Assemblée Nationale.
Un projet, qui parce qu’il nous concerne tous mérite qu’on s’attarde sur ses propos.
Tout d’abord Henri Nayrou fait le constat de «chiffres édifiants»: «1750 milliards d'euros de dettes, dont 500 milliards depuis 2007 et multipliées par 2 depuis 2002», des déficits qui se creusent à «95,7 milliards soit 7,3 % du PIB en 2011» et un «chômage qui frôle les 9 %» tandis que «8 millions de Français sont en dessous du seuil de pauvreté en 2011»
«Même les malades sont ponctionnés avec la baisse des indemnités journalières introduite dans le PLFSS»
Et le Député de revenir sur les mesures prises par le gouvernement qu’il juge «calamiteuses»
Parmi elles, le paquet fiscal en 2007 avec son «cynique Bouclier Fiscal, les cadeaux fiscaux aux contribuables les plus aisés du pays, une TVA qui fait le yoyo sans fil conducteur»
Il reproche également qu’aucune mesure favorable à la compétitivité ne soit prise, tandis que parallèlement, «on matraque la consommation»
«Une politique d’austérité qui frappe avant tout les classes populaires et les classes moyennes», là ou ça fait le plus mal: «le pouvoir d’achat»
Aussi son verdict sur le Budget 2012 de la France sans cesse revisité au gré de la conjoncture, est-il sans appel: «un budget injuste, incohérent, inefficace»
Budget qu’il met en perspective avec les décisions récentes votées par la nouvelle majorité du Sénat «qui a su trouver 5 milliards d'euros de recettes supplémentaires», sans pour autant, selon lui, compromettre l’idée «de justice fiscale et sociale»
Au milieu de tout ceci, il rappelle quelques-uns des combats victorieux qu’il aura menés ces derniers jours.
Tout d’abord, la clémence fiscale arrachée au Ministre du Budget «pour les personnes qui ont investi dans les résidences de tourisme ariégeoises de Guzet, du Carla-Bayle et de Saint-Lizier afin de ne pas leur faire subir de double peine»
Puis le retrait d’un projet visant «à raboter uniformément tous les avantages fiscaux liés aux dons en faveur des associations» dénoncé par nombres d’associations ariégeoises qui voyaient là «un danger pour tous les réseaux de générosité»
Enfin, en tant que rapporteur spécial du budget du sport, de la jeunesse et de la vie associative, il ne pouvait que fustiger la politique nationale en la matière.
Revenant sur les promesses du «président de tous les Français» de faire du sport «une grande cause nationale, le portant à 3% du budget», il ne peut que déplorer «la grande casse opérée avec les 0.3% finalement consacrés au sport»
Bref, la «pré-retraite» politique s’entend, d'Henri Nayrou, n’est pas -encore- de tout repos.
- Le Pays des Pyrénées cathares entre en résistance contre l'éolien industriel
- L'Ariège en route vers les législatives
- Eclairage public: qu'est-ce qu'on éclaire et quand?
- Mouvement de «ras le bol» chez les policiers ariégeois
- La réintroduction de l'ours ou la face cachée d'un conflit
- Aigues-Juntes: le village d'irréductibles gauchistes a voté
- Ariège: où sont parties les voix du Front National?
- Second Tour en Ariège: les résultats à la loupe
- 2ème tour: un raz de marée rose pour l'Ariège socialiste
- Les défenseurs de l'éolien donnent du souffle au projet du Pays des Pyrénées Cathares

fermer les commentaires
ajouter un commentaire
Les commentaires sont libres d'accès.




