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Pas de législatives pour Michel Teychenné, qui vise Pamiers en 2014
21/11/2011 | 19:16
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Il vient de l’annoncer. Le député de l’Ariège Henri Nayrou, après une vie publique et politique bien remplie, ne se représentera pas aux prochaines législatives (en juin 2012).

De quoi laisser la place, côté socialiste à un nouveau visage, dont la désignation est en cours...

Après les bruits de couloirs, entre un mandat local et national, Michel Teychenné (leader de l’opposition appaméenne) a annoncé son choix lors d’une conférence de presse: ce sera Pamiers, et non l’assemblée nationale.

Non-cumul des mandats oblige, «je ne serai pas candidat aux législatives. J’ai été parlementaire européen, j’en connais les difficultés, c’est un bel engagement. Mais ce qui m’intéresse, ce sont les dossiers, le local, la rencontre avec les gens»

Comme un «prolongement avec ma candidature aux élections régionales» (soldée en 2010 par une éviction de la troisième place de la liste socialiste), l’ancien député européen mise donc à nouveau sur le local. Un univers, «tout aussi noble que le national»

En profitant au passage pour saluer la décision d’Henri Nayrou (à 67 ans) de laisser la place aux nouvelles générations, sans oublier de lancer une petite pique à la tendance départementale qui n’est pas vraiment acquise au renouvellement, «c’est une chose assez rare au niveau du département, à droite comme à gauche d’ailleurs !»

Avec deux ans d’avance donc (avant 2014), l’actuel leader de l’opposition appaméenne affiche ses ambitions: se lancer dans la reconquête de la Basse-Ariège.

Elections à la mairie, à la communauté des communes, à la région, aux cantons? L’élu n’en dit (pour le moment) pas d’avantage.

Même si en basse-Ariège, et ce n’est pas un secret, la succession du charismatique maire de Pamiers André Trigano (86 ans) est dans tous les esprits, à gauche comme à droite.

Michel Teychenné avance donc pas à pas, «la gauche se doit de reconquérir la Basse-Ariège», ajoutant «on aura que l’embarras du choix.

Ce sera un travail d’équipe avec les socialistes, les gens de gauche, et la population qui sera mobilisée autour d’un projet de changement mais aussi de continuité pour toutes les bonnes choses qui ont été faites
»

Ces ambitions ne seront-elles pas à un moment bloquées par les relations qui, on le sait, ont souvent été tendues avec la fédération socialiste ariégeoise?

La stratégie n’est pas à l’affrontement, «il faut savoir tourner les pages. C’est pas parce qu’il y a eu quelques bisbilles [...] ça fait partie de la politique: je suis pleinement socialiste et heureux de l’être !»

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auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 21/11/2011 | 19:16 | Lu: 12749 fois