C'est en substance la grande crainte du Comité de défense du CHPO et qui pointe du doigt les «aberrations enregistrées à ce jour»
On s'en souvient, la construction d’un nouvel établissement hospitalier à Lavelanet avait initialement fait l’objet, de la part de l’Etat via l’Agence régionale de Santé (ARS), d’une demande de participation des collectivités locales.
Voici peu, M. Chastel directeur de l'ARS confirmait par écrit «la décision prise par l’Etat de financer la construction d’un hôpital public neuf à Lavelanet, dans les conditions souhaitées par les élus ariégeois», à savoir sur les fonds de l'Etat et avec un bloc opératoire.
«De la poudre aux yeux, dans laquelle seraient tombés certains élus» pour une syndicaliste qui, comme ses collègues, s'inquiète du devenir du CHPO.
«Une politique de communication extraordinaire de l'ARS» affirme le Comité de défense «alors qu'on voit bien qu'on le vide»
Pour le collectif, le Centre hospitalier du Pays d'Olmes fait face aujourd'hui à «une opération orchestrée de démantèlement de service public.
Lorsqu'on décline la mise en œuvre de ce plan, on constate que la chirurgie ambulatoire va fonctionner avec 6 médecins, mais dans les faits 3 médecins 1/2 occupent le bloc opératoire 1/2 à une journée par semaine»
Se pose le problème de la pérennité de cette chirurgie ambulatoire avec des médecins qui atteignent bientôt l'âge de la retraite.
«Comment attirer de nouveaux médecins, des généralistes ou des populations sans hôpital?»
Depuis le 2 novembre, les patients devant subir une opération et une hospitalisation sont dirigés vers le CHIVA.
Plus de médecin orthopédique, et bientôt plus de radiologie à la clinique de la Soulano.
«Comme dans le privé, nous assistons à une fermeture des services.
A grand pas de charge, sans respect des règles, la direction maintient son cap avec un avenir néfaste pour les usagers et les salariés.
Pour ces derniers, la restructuration s'apparente au déplacement des agents, aux ruptures de contrats d'agents contractuels ou aux indemnités de départs volontaires»
Gaby Pousse évoquera «la souffrance et la détresse d'agents qui ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés»
Le Comité de défense du CHPO a appris le 7 novembre que la radiologie ne fonctionnerait plus que pour les urgences et l'ambulatoire (20%).
Jusqu'à maintenant, ce service représentait 80% d'activités externes, 60 patients par jour.
Aucun recrutement de radiologue n'est à ce jour prévu.
Les patients sont invités à se diriger vers le CHIVA ou un cabinet privé de Foix.
Deux médecins orthopédiques sont partis au mois de juillet et n'ont pas été remplacés.
Urologie, endoscopie digestive, ORL pour combien de temps encore? Vidé de sa substance, le CHPO peut-il se relever ?
L'ARS précise: «on évaluera les besoins, nous armerons les blocs en 2014 pour l'installation en 2015»
«Mais s'il n'y a plus de médecins, que restera-t-il ?» interpelle le comité de défense du CHPO.
«Le projet de territoire est en danger, il faut que les populations qui viennent de Chalabre, du Plateau de Sault ou des Pyrénées cathares se réapproprient leur hôpital, il faut que ce dernier se redéploye»
Une manifestation devrait avoir lieu mi-décembre, le Comité de défense appelle à «une vigilance et une mobilisation des usagers et des élus pour que le CHPO ne devienne pas une coquille vide»
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