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Que la montagne est rebelle: après la mobilisation, la réflexion
24/11/2011 | 20:25
© MidiNews 2011
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Créée en janvier dernier, l’association «Que la montagne est rebelle», qui avait repris pour effigie une Marianne républicaine rouge de colère, continue de donner de la voix.

Mais après les pancartes et les mégaphones, le mouvement veut aussi être force de proposition.

D’où l’organisation d’une conférence-débat ce jeudi à l’Hospitalet-près-l’Andorre (1440 mètres d’altitude), en présence de géographes, sociologues, et spécialistes de l’aménagement du territoire.

C’est la mission d'«Agrobiosciences» (centre financé par la Région et le ministère de l’agriculture) qui a organisé l’évènement.

«On a voulu sortir du prisme de la contestation, explique Arnaud Diaz, maire de l’Hospitalet, on a donc cherché à créer des réseaux, dans les Alpes notamment.

Le but est de s’appuyer sur ce qui marche ou pas en matière de développement local
»

Comme nom de la rencontre, les organisateurs ont choisi un titre provocateur invitant à la «confrontation»: «Et si l’homme coûtait trop cher ?»

«Peut-être que certains le pensent, et ont dans l’idée que nous sommes des privilégiés, à vivre proche de la nature et à respirer de l’air frais !» renchérit le plus jeune maire de l’Ariège.

Pourtant, la vie dans les territoires montagnards ne se résume pas à une image de carte postale.

Alain Naudy, maire d’Orlu, est bien placé pour le savoir, «le milieu montagnard est plus rude, plus hostile. On ne peut pas tricher. Donc ça implique un investissement particulier»

Et une bonne dose d’imagination et d’«innovation», un terme plusieurs fois utilisé par les élus.

«On ne veut pas être simplement dans la victimisation de ceux qui se plaignent parce que les services publics ferment, précise l’agent de développement de la commune de Mérens-les-Vals François Soulé, même si c’est certains que la fermeture d’une école signifie la mort d’un village»

Ensuite, «chaque vallée a ses propres caractéristiques et ses propres outils» indique aussi Alain Naudy.

Une première table ronde a cherché à poser un «regard décalé sur la montagne»; pour laisser la place ensuite à des retours d’expériences: «vivre et animer la montagne, c’est possible»

Avec notamment un responsable du développement du Conseil général des Hautes Alpes, et avec le maire de Puy-Saint-Vincent, qui a choisi de recruter sa propre institutrice pour ne pas fermer une classe.

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auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 24/11/2011 | 20:25 | Lu: 12905 fois