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Tribunal correctionnel de Foix: Jean a écopé de 3 mois ferme pour outrage et rébellion

© midinews (archives)

Pour le procureur de la République: «Il n'y a pas d'endroit sans loi»

A Pamiers, le 30 juillet 2013, les policiers étaient requis au domicile de la compagne de Jean, alors que ce dernier était en train «de fracasser la porte suite à une dispute» La veille déjà, les forces de l'ordre avaient du intervenir.

Alors qu'ils tentaient d'arrêter le prévenu, ce dernier aurait essayé de leur porter des coups de poing, alors que ses copains envoyaient divers projectiles sur les policiers. Ambiance.

Menotté, Jean était installé dans la voiture de fonction, le temps pour les policiers de ramener le calme. Un temps mis à profit par notre lascar pour prendre la fuite, menottes aux poignets. En décembre 2013, les copains de Jean comparaissaient devant le Tribunal correctionnel; absent de l'audience, il était quant à lui condamné à trois mois.
Jean nie la rébellion, mais ne conteste pas les outragesAujourd'hui à la barre du tribunal, le prévenu, avoue qu'il ne sait pas «ce qui lui est passé par la tête ce jour là»

Le gaillard aurait eu peur d'être blessé, alors qu'il venait de se faire opérer. Il se serait enfui de la voiture «sans trop y réfléchir»

Bien plus tard, un policier l'appelait par téléphone pour une convocation à laquelle il décidait de se rendre. L'histoire ne dit pas s'il a rendu les menottes...

En prison pour non paiement de jours amende, une précédente condamnation, Jean accumule les délits et son casier est assez chargé. Délit de fuite, violence, inexécution d'un TIG, délits routiers, stups, vols, conduite sans permis, il accumule, mais explique «faire des efforts»

Pour les parties civiles, Me Alzieu rappelle combien «il est usant pour des policiers de se voir invectiver ainsi»

500€ pour chacun des deux policiers et 500€ pour les frais de justice ont été réclamés.

«Le Ministère Public ne laissera pas s'installer un climat désagréable comme à l'été 2013», a martelé Olivier Caracotch, rappelant les épisodes de tapage importants, «où les policiers avaient essuyé divers problèmes» Soulignant: «Il n'y a pas d'endroit sans loi», le procureur de la République a requis 3 mois ferme contre Jean.

Me Fabbri est revenu sur l'interpellation de son client, expliquant: «Il n'est pas concerné par la gravité des faits, étant étranger à cela»

Pour l'avocat, pas de doute à avoir, Jean a proféré «une insulte circonstanciée» Demandant au tribunal «d'en prendre la juste mesure», Me Fabbri, a plaidé pour un homme «responsable de ses actes devant la justice, remplissant ses obligations et qui a la volonté de rentrer dans le droit chemin»

Jean a donc été condamné à trois mois ferme et maintien en détention. Son précédent sursis n'a pas été révoqué.

NR | 17/06/2014 - 19:11 | Lu: 6386 fois

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