Depuis 2005, Nicole Ginabat et sa sœur Françoise ouvrent leur demeure familiale au public (voir notre article du 28/08/07) et grâce à la dynamique association de sauvegarde et de promotion du château de Fiches, cette grande bâtisse du XVIe siècle retrouve peu à peu son âme et ses splendeurs.
Connue pour son singulier plafond renaissance, unique en France tant par la qualité de son bestiaire que la quantité d’animaux qui y sont représentés (une quarantaine), les prix (Prix Initiative région de la Banque Populaire, Henri Texier, Fondations Demeures Historiques) décernés à l’association contribuent peu à peu la restauration de ces vestiges uniques dans l’histoire de l’Art.
La vie est faite de rencontres, de nombreux spécialistes viennent chaque été à Fiches pour voir ce bestiaire fantastique, et de hasards…
Ainsi au mois d’août 2009, Vincent Pachès, tour à tour écrivain, rédacteur, reporter, en vacances dans sa maison ariégeoise de Saurat, rend visite à Fiches avant de remonter à Paris où il prépare à la galerie Danièle Delorme dans le 14e arrondissement, un hommage au bestiaire de son ami André François, un des plus grands affichiste et illustrateur du XXe siècle.
Selon Vincent Pachès qui est tout de suite tombé sous le charme de cette demeure: «c’était un signe du destin, j’ai découvert ce bestiaire renaissance alors que nous étions en pleine préparation de cette exposition et de ce catalogue […] j’ai tout de suite invité Nicole au vernissage à Paris et je lui ai mis à disposition cette exposition autour du bestiaire d’André François»
L’écrivain y voit une correspondance évidente qui l’interpelle. Aussi dès l’été 2010, une trentaine de tirages grands formats sont exposés à Fiches et un catalogue édité faisant écho entre le bestiaire contemporain et le bestiaire renaissance.
Pour Vincent Pachès et au-delà de ces fresques, il voit un continuum avec les peintures rupestres de Niaux, un bestiaire exécuté il y a 12 000 ans sur les parois de la grotte ariégeoise, une grotte à l’origine de l’art.
«Après avoir vu Niaux, puis le bestiaire de Fiches et enfin celui d’André François, on se rend compte contrairement à d’autres disciplines scientifiques ou sociales qui construisent la pensée du XXe siècle, qu’il n’y a pas cette notion de progrès dans l’art»
Et face à l’accueil qui lui a été réservé par l’association de sauvegarde du Château de Fiches, Vincent propose à tous ces bénévoles de poursuivre cette collaboration autour du thème central du bestiaire.
Aussi cette année, l’écrivain parisien vient de réaliser un reportage auprès d’une vingtaine d’éleveurs d’animaux (cela va des loups d’Orlu en passant par les serpents d’Allières ou les brebis tarasconnaises de haute Ariège), soit 20 interviews avec pour seule consigne «essayer de capter quelle relation entre l’homme et l’animal et comment elle est nourrie au quotidien» et 20 portraits signés par la photographe Béatrice Jean mettant en scène l’homme et l’animal.
Des miroirs à deux faces où chacun se toise, s’humanise ou s’animalise…
«Je suis heureux d’avoir réalisé ce projet, ajoute Vincent Pachès, visiblement enchanté d’avoir travaillé sur le patrimoine vivant de l’Ariège.
Je souhaite que ce lieu puisse accueillir toute la mythologie autour des animaux avec d’autre cultures comme les Inuits, l’Afrique ou la Sibérie […]
Le Château de Fiches autour de son bestiaire pourrait un jour devenir un point d’ancrage […] j’espère que cette vocation va pouvoir se poursuivre et s’amplifier»
En attendant, rendez-vous à partir du 3 juillet pour découvrir cette nouvelle exposition «L’Homme et l’Animal»![]()
Télécharger le Programme des animations 2011 (PDF, 34 Ko)
- Jean-Marc Stouffs relève le bestiaire du château de Fiches
- 8ème nuit des musées: celui du Vernet d'Ariège ouvre ses portes le 19 mai
- La force de l'eau à Laroque d'Olmes
- Opération de haute voltige pour changer le martinet des Forges de Pyrène
- Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: les arbres de la promenade des Carmes
- Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: les fêtes du Plateau
- Saint Julien de Gras Capou... derrière les peintures
- Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: les garagistes et marchands de cycles
- Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: le quartier du Foulon
- Conférence-projection à Seix: A posteriori

fermer les commentaires
ajouter un commentaire
Les commentaires sont libres d'accès.



