«Les oubliés de la Toussaint»... L’expression fait écho au titre d’un article du Monde paru le 1er novembre 1970.
A l’époque, un papier dans la presse avait provoqué le déclic nécessaire pour que le camp du Vernet d’Ariège ne sombre pas dans l’oubli et la destruction, en relançant l’action de l’amicale des Anciens internés politiques et résistants du camp de concentration du Vernet d’Ariège.
En hommage à ces «oubliés de la Toussaint», l’amicale organise une cérémonie le mardi 1er novembre. Ce sera d’ailleurs l’inscription de la gerbe qui va être déposée au pied de la stèle du cimetière à 11 heures.
Car la mémoire est fragile. Les baraques, les barbelés, et les visages de dizaines d’internés nous parviennent sur des photos en noir et blanc.
Sur le bord de la nationale, seuls les deux poteaux d’entrée du camp et le cimetière rappellent aux passants ce qu’il s’est passé.
De l’autre côté de la route, il y a aussi la gare. C’est là qu’arrivèrent des trains remplis de détenus, et que d'autres repartirent vers la déportation pendant la seconde guerre mondiale.
Dès février 1939, après la défaite de la république espagnole, le camp de concentration du Vernet d’Ariège sert à regrouper les soldats de l’armée républicaine espagnole passés en France.
Le terme «camp de concentration» est utilisé dès février 1939 par l’administration de la Troisième république et les prisonniers.
Après le début de la seconde guerre mondiale, le camp sert à enfermer les «étrangers indésirables»
Parmi eux: des membres de la Résistance, des opposants politiques à Hilter, Mussolini ou Pétain, mais aussi des volontaires des Brigades internationales ayant combattu en Espagne.
A partir de 1942, le camp sert aussi à l’internement de transit pour les juifs raflés dans la région avant leur déportation.
Ainsi, de 1939 à 1944, 30 000 à 40 000 personnes d’une soixantaine de nationalités y ont été enfermées.
215 personnes y sont mortes à cause des conditions inhumaines de leur internement. 152 d’entre elles sont enterrées au cimetière du Vernet.
A quelques jours de la cérémonie, le président de l’amicale Raymond Cubells lance donc un appel: «en 2010, toutes les tombes avaient été fleuries. Les bourrasques de vent qui balaient la plaine de l’Ariège ont emporté des bouquets.
Pour réparer cet outrage du temps et des éléments, les personnes qui le souhaitent pourront déposer un bouquet sur les tombes sans fleur.
Ce geste symbolique permettra à chacune et à chacun de participer à cette cérémonie et de se recueillir»
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